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magnifiquement écrit et conservé
Par Anonyme, le 26.06.2019

bonsoir kristin y aurait-il un problème je n'ai plus de réponse à mes commentaires
Par odot, le 11.10.2016

bonsoir eve-yeshe, c'est vrai que certains de ses romans sont franchement mauvais, et même parfois des romans
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bonsoir sylvie, oui, certains romans de fitzek sont gores, d'autres très réussis (notamment ses romans plutôt
Par edenlalu, le 12.01.2016

je n'ai jamais lu l'auteur, mais cela ne me donne pas trop envie...
Par Eve-Yeshe, le 12.01.2016

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Date de création : 31.05.2010
Dernière mise à jour : 08.02.2016
426 articles


DEMENAGEMENT DU BLOG

Publié le 08/02/2016 à 11:47 par edenlalu Tags : eden lit déménagement blog
DEMENAGEMENT DU BLOG

 

 

Bonjour !

 

 

Aujourd’hui, enfin, enfin, je peux vous  l’annoncer, la grande nouvelle que je souhaitais rendre publique il y a plusieurs semaines déjà.

 

Cela fait maintenant plus de cinq ans - oh, presque six - que je tiens ce petit blog que j’ai commencé à aimer. Et là, j’ai eu l’occasion de voir plus grand, plus moderne, plus large...

 

… et c’est la raison pour laquelle :

 

 

Eden l’a lu déménage et devient

 

 EDEN LIT !

 

 

 

Il s’agit évidemment d’un blog littéraire - en fait du même blog -mais il sera plus moderne et …….il s’agit du tout premier blog littéraire complètement et intégralement bilingue(vous pouvez le tester en « switchant » la langue) !!

 

 

Cela signifie que vous y trouverez LES MÊMES COMMENTAIRES – mais ACTUALISÉS - (je ne vais pas les laisser derrière moi), mais également ET SURTOUT DE NOUVELLES CRITIQUES – que je publierai donc désormais sur EDEN LIT .

 

Il est évident que « EDEN L’A LU » restera « online », que je viendrai y faire un tour, que je répondrai aux messages ou commentaires, mais il n’y aura plus de nouveaux commentaires …

 

Surtout, surtout, sur  EDEN LIT 

 

Tout sera

Plus moderne

Plus vivant

Plus ludique

Plus participatif (j’espère)

Plus mondial

Bilingue

 

 

Maintenant, j’espère que vous me suivrez !!!!

Vraiment !! Je vous y attends !!

 

J’ai intégré un lien vers le nouveau blog dans les « Eden Lit » figurant sur cette page - il vous suffit de cliquer – mais si cela ne devait pas marcher, l’adresse est : http://edenlit.reviews (et si jamais tout d’un coup tout est allemand, parce que, par moments, il ne redirige pas encore correctement, il suffit de changer de langue..)

 

 

Tout cela pour vous dire

 

AU REVOIR – ET A TOUT DE SUITE

 

Avec beaucoup d’émotions,

 

Eden

 

 

Iny Lorentz - La ruse de la catin (tome 6): 5,5/10

Publié le 24/01/2016 à 12:19 par edenlalu Tags : iny lorentz la catin tome 6 la ruse de la catin la catin
Iny Lorentz - La ruse de la catin (tome 6): 5,5/10

Iny Lorentz – La ruse de la catin (tome 6)

 

Le titre original de ce roman - QUI N'A PAS ENCORE ETE TRADUIT EN FRANÇAIS - est "Die List der Wanderhure", mais la traduction littérale me semble la plus logique, raison pour laquelle je l'utilise pour mon titre.

Ce sixième tome (qui se situe chronologiquement après le volume 3, « le testament de la catin ») est assez décevant.

L’histoire est fade, du moins elle ne parvient pas à décoller, et j’ai eu des instants d’intense ennui au cours de la deuxième moitié – j’étais vraiment ravie d’en arriver au bout.

Avant de vous dire, pour quelle raison ce tome m’a tant ennuyée, venons-en à l’intrigue :

 

L’intrigue : 

Comme je vous l’indiquais, ce tome se situe chronologiquement entre le tome 3 et 4 de la série. C’est le seul tome dans lequel Marie et Michel vivront une aventure en commun.

 

Au fond d’une forêt, un couvent est attaqué par d’étranges chevaliers, portant l’insigne d’une croix ressemblant à un marteau. Ils n’hésitent pas à tuer des sœurs et de se servir de la torture, tout cela pour que la mère supérieure Isabelle de Melancourt leur dévoile le secret de ses ancêtres : le lieu où a été caché le Graal, ramené par Raoul de Melancourt.

Heureusement, une jeune sœur, qui vient d’être promise par son père à un chevalier et sera amenée à déposer le voile, parvient à s’enfuir et comme l’hasard le veut, elle tombera sur Marie et Michel, comme d’ailleurs sur son propre fiancé.

Ensemble ils parviendront à libérer le couvent et, accompagnés d’Isabelle de Melancourt, ils se lanceront à la poursuite des étranges chevaliers malveillants pour retrouver la coupe du Christ avant lui….

 

 

Mon avis :

 

Le début et réussi, l’attaque du couvent, Marie et Michel qui se rendent à Nuremberg, la rencontre entre les protagonistes, je dirais que la première moitié du roman est presque au niveau des autres volumes avant de s’effondrer dans une poursuite qui se tire inutilement en longueur.

 

Les personnages sont typiques pour le genre : nous avons le méchant ultra-méchant et cruel qui sera opposé à nos héros.

 

L’idée d’introduire le mythique Graal dans la série me laisse dubitative et de fait tout se transformera rapidement à un banal jeu de piste bien trop convenu. Mais bon, les intrigues n’ont pas à se conformer à mon bon vouloir.

 

Ce qui m’a vraiment déplu dans ce volume, c’est qu’à partir de la moitié du livre tout est ennuyeux, tout se ressemble. Les deux groupes se suivent et se pourchassent, et voilà.

 

Globalement, ce tome n’apport strictement rien de nouveau à la série – alors qu’on attendait justement bien plus d’une réunion du couple Michel et Marie dans une aventure commune !!

 

La volonté des auteurs était justement de laisser le couple Michel et Marie s’unir dans une quête, ce qui était certainement une bonne idée, mais je pense qu’une autre inspiration a gâché cette idée de départ : deux des autres personnages principaux proviennent du film télévisé « La vengeance de la catin », à savoir Isabelle de Melancourt et Nepomuk le commerçant itinérant, et en raison de la présence de ces personnages le couple phare n’a plus sa place dans l’histoire. A vouloir utiliser des éléments qui ne proviennent pas de leur propre esprit, les auteurs se sont involontairement écartés de leur idée de départ.

 

Maintenant, il peut aussi simplement s’agir d’un « raté », d’autant plus que le tome précédent (« Töchter der Sünde ») était à mon avis le meilleur de la série, et souvent le volume suivant fait retomber la pression.

 

Peu importe la raison. Après une première moitié plutôt réussie, ce tome était difficile à terminer. Tout était prévisible, rien de nouveau, ni dans les caractères ni dans l’intrigue. Je me suis ennuyée pendant 200 pages et était ravie d’en arriver à la fin totalement prévisible.

 

 

 Dans la série de « la catin » sont actuellement disponibles :

 

1)  La catin / Die Wanderhure :

2)  La Châtelaine / Die Kastellanin :

3)  Le testament de la catin / Das Vermächtnis der Wanderhure :

4)  Die Tochter der Wanderhure (littéralement « la fille de la catin » - pas encore traduit en français  

5)  Töchter der Sünde (littéralement « Filles du Péché ») - pas encore traduit en français  

6)  Die List der Wanderhure (littéralement « la Ruse de la catin ») - pas encore traduit en français)

 

L'ordre CHRONOLOGIQUE de ces tomes est toutefois différent, puisque le dernier tome "Die List der Wanderhure" se situe chronologiquement entre "Le testament de la catin" et "Die Tochter der Wanderhure".

 

Petite information :

 

Le livre intitulé "Die Rache der Wanderhure" (qui se traduirait par "la vengeance de la catin) n’est PAS D’UNE SUITE, contrairement à ce que l'on peut croire. Ce livre se base sur le scénario du téléfilm, lui-même inspiré du deuxième tome de la série!!!

Sebastian FITZEK - Noah : 6/10

Publié le 11/01/2016 à 15:00 par edenlalu Tags : fitzek sebastian fitzek noah
Sebastian FITZEK - Noah : 6/10

Sebastian FITZEK – Noah : 6/10

 

 

J’étais amèrement déçue par ce roman.

 

Comme vous le savez certainement, j’apprécie énormément une partie des livres de cet auteur – tout en n’aimant pas du tout une autre. C’est un écrivain qui est capable du meilleur comme du pire (même si ce roman reste très loin du « pire »).

 

Noah (livre qui ‘a pas encore été traduit en Français) en est un merveilleux exemple : de belles intentions, des idées, une intrigue qui pouvait passionner - puis ne décolle pas, du moins pas comme l’auteur l’aurait souhaité.

 

Globalement vous pouvez vous imaginer ce roman comme un film d’action autour d’une pandémie artificiellement créée sous forme de livre.

 

Alors commençons par …

 

L’intrigue

 

Un homme, fin de la trentaine, erre dans les rues de Berlin. Il ne sait pas qui il est, d’où il vient. Il a perdu la mémoire. Tout ce qu’il sait, c’est que quelqu’un a tenté de le tuer puisqu’il porte une blessure par balles à l’épaule. Dans sa paume, un seul mot a été tatoué de façon malhabile : Noah. Est-ce son prénom ? Quoi qu’il en soit tout le monde l’appelle désormais ainsi.

 

Noah a eu de la chance, puisqu’un sans abri du nom d’Oskar l’a recueilli, l’a soigné de son mieux et l’a pris sous son aile. Oskar semble s’être accommodé de son mode de vie dans la rue, il est prudent, n’est pas tombé dans l’alcoolisme et aime lire, il est plutôt cultivé et un fervent adepte de la théorie du complot.

 

Alors que les deux hommes traversent la ville, il s’avère rapidement que Noah n’est pas un homme simple, puisque divers incidents le conduisent à révéler ses instincts de tueur – et montrent aux deux hommes que quelque chose de terrible se trame.

 

Serait-ce lié à la pandémie mondiale qui secoue actuellement la planète, qui entraîne la fermeture des plus grands aéroports de la terre ?

 

Lorsque Noah prend contact avec une journaliste après avoir lu un article dans un vieux journal, les évènements s’accélèrent... Noah pourrait bien tenir le sort de l’humanité entre ses mains ; il s’agit donc de découvrir le plus rapidement possible qui il est et ce qu’il sait !

 

 

Mon avis :

 

Comme je le disais dans mon introduction, ce roman est un film d’action sous forme de livre. Il se lit en tant que telle. L’action est tellement omniprésente et s’abat si vivement sur les protagonistes – et avec eux le lecteur – et ce avant même que le plateau n’ait été préparé, que cette avalanche entraîne avec elle tout suspense, qui n’ajamais  l’occasion de se monter, noyé sous le flot des évènements précipités.

 

Donc, pas de suspense dans un Thriller. C’est un peu ennuyeux.

 

Puis l’intrigue manque un peu de cohérence. Quelque part des puissants de ce monde se sont liés pour décider du sort de la terre et poursuivent le personnage central ;  pour cela nous trouvons des membres d’une organisation secrète à tous les coins de rues, dans les bureaux de n’importe quel organisme, semblerait-il, c’est presque kafkaïen.

Un peu beaucoup exagéré, d’autant plus que rien ne sera expliqué (c’est quoi cette chambre derrière la machine à café ? J’ai trouvé cela franchement risible et tiré par les cheveux. Si quelque chose comme cela existe, il vaut mieux ne pas en parler).

 

L’idée derrière le roman et pourtant très bonne.

Elle ne paraît pas sur le quart de couverture, et j’ignorais dans quoi je mettais les pieds :

 

Globalement, une pandémie – d’origine non naturelle – s’abat sur la planète. Certains veulent qu’elle se propage le plus vite possible, d’autres souhaitent l’enrayer. Certains proposent des vaccins ou médicaments, d’autres déclarent que ceci n’est que pure invention, qu’aucune maladie n’existe.

Et le monde commence alors rapidement à sombrer dans le chaos, en Europe, en Amérique comme en Afrique, chez les riches et les pauvres de ce monde.

 

Ce que Sebastian Fitzek a tenté de faire, et j’apprécie énormément cet effort, c’est d’écrire un roman qui nous rappelle à quel point notre civilisation actuelle détruit la planète, que nous ressemblons à un parasite qui tue l’organisme qui nous héberge. Un des personnages de son roman, Zaphire, en parle ouvertement, de la pauvreté, des riches qui dînent tout en regardant un film sur les démunis mourant de faim, sur nous tous qui fermons volontairement les yeux devant ce qui se passe, qui mangeons la mort, qui nous habillons avec la détresse.

 

Les faits que cite l’auteur sont réels, je les connaissais comme vous les connaissez. Il suffit d’allumer la télévision. Il suffit de lire les journaux et de réfléchir.

Il était bien de nous dire clairement.

Il était toutefois dommage de répéter continuellement la même chose, je pense qu’on aurait pu éventuellement être plus subtil.

Il n’en reste pas moins que je suis d’accord sur le fond, j’étais ravie qu’un auteur connu comme Sebastian Fitzek s’exprime si clairement à travers un roman.

 

Mais revenons-en au roman, puisque c’est la forme qui n’était pas réussie.

 

Je ne l’ai pas apprécié.

Pas de suspense. Une intrigue mal ficelée, seul les faits sur l’état de la planète étaient cohérents mais trop répétitifs.

La théorie du complot, ou le complot, était juste jetée là, comme un filet dans la mer, puis oublié.

Les aboutissants manquaient.

Les histoires étaient incomplètes, toutes les questions ne reçoivent pas de réponse (Oskar, par exemple, quelle était son histoire ? Pourquoi nous conduire dans la misère la plus profonde si aucun lien ne semble exister avec le roman lui-même ? Pour remémorer encore une fois l’exploitation des pauvres par les riches, pour démontrer la pauvreté absolue une énième fois ? Qui d’autre participait à ce qui se passe ? Dans quelle mesure ? Quels étaient tous ces lieux étranges ? Beaucoup de personnages restent plantés là, sans qu’on en dise suffisamment, c’est certain).

 

Puis l’action devient bordélique, si vous me permettez l’expression. Cela s’enchaîne un peu sans queue ni tête.

Comme dans un film d’action…

 

Vraiment dommage.

Un roman fondé sur une belle idée, avec les meilleures intentions, mais gâché parce qu’il manque une structure qui tiendrait le tout.

 

 

Ce n’est certainement pas le meilleur Fitzek que j’ai lu. Voyons voir le prochain (qui, je l’espère, sera de nouveau excellent).

J.R. WARD - L'Amant souverain (T12) : 7,5/10

J.R. WARD - L'Amant souverain (T12) : 7,5/10

J.R. WARD – L’Amant souverain (Confrérie de la Dague Noire T12) : 7,5/10

 

Titre original : The King(Black Dagger Brotherhood Book 12)

 

 

Ce douzième volume est plus que rassurant. Dès le début j’avais la sensation que les deux précédents livres avaient été écrits par une autre personne et que nous retrouvons enfin la véritable auteure avec ses idées sombres, son amour pour ses personnages et sa passion pour ce monde bien trop codifié. Nous replongeons enfin dans l’ambiance, les histoires, les complots. Seuls manqueront à l’appel les éradiqueurs, mais la menace venant de la glyméra(la noblesse) est d’autant plus pesante…

 

 

L’intrigue :

 

Avec le titre, surtout le titre original, vous vous en doutez certainement déjà, le personnage principal est Wrath (« Kolher » en Version Française, mais je m’en tiendrai à son nom original si vous me permettez), le Roi Aveugle.

Ce qui renforce cette sensation de renouveau de la série, qui a commencé avec ce même personnage.

Au cours des volumes précédents Wrath a perdu ce qui lui restait de vision et navigue désormais dans le noir complet. Il semble s’en accommoder, du moins en apparence, mais la réalité est toute autre.

Il se méprise, il ne peut plus faire ce qu’il aime, ne plus combattre, il ne peut même plus s’entraîner correctement, il est dépendant. Et le travail qui est le sien, il ne le supporte plus, il se voit en gratte-papier inutile, un Roi bien indigne de l’héritage de son père.

La seule lumière dans sa vie, si on peut dire, c’est Beth, sa shellan. Seulement, celle-ci ne souhaite désormais plus qu’une seule chose – en enfant. Wrath, lui, y et totalement opposé, compte tenu du danger très important qui pèsera alors sur celle qui est tout pour lui, une naissance chez les vampires étant fréquemment mortelle pour les femelles.

 

Une mésentente qui déchire le couple…

Et non seulement le couple : dans l’ombre, la glymeracomplote. Un Roi qui épouse une femme qui est à moitié humaine donnera naissance à un héritier qui ne sera pas un sang pur, qui aura un quart de sang humain, c’est inadmissible. Une belle raison pour demander aux nobles de destituer ce Roi devenu trop gênant… Une menace invisible à laquelle la Confrérie ne s’attend pas…

 

Parallèlement à cette histoire, d’autres nous sont contés. Nous suivons encore, comme c’est le cas depuis un certain temps, l’histoire d’amour de Xcor, ce Mâle venu de loin pour s’accaparer le thrône, et Layla, qui porte pourtant l’enfant d’un autre.

Mais aussi les histoires d’amour de Trez et de Selena aussi bien que celle d’Assail et de l’humaine Sola…

 

Autant d’histoires sans avenir, puisque Xcor, l’ennemi de la Confrérie, ne pourra jamais se lier à Layla, Trez est promis à la fille de la Reine des S’Hsibes et Assail ne veut et ne peut pas se lier à une humaine qu’il souhaite protéger.

 

Enfin, concernant l’intrigue « globale », nous devons nous passer complètement de tout combat avec les éradiqueurs (nous en croisons vaguement un seul). En revanche, la politique de la glymera et l’ambition d’Ichan de devenir Roi à la place du Roi prend une ampleur assez inattendue….

 

Globalement, le plaisir de lecture est totalement revenu, avec ces intrigues qui se tiennent, un fil rouge qui se déroule de nouveau, un nouveau chapitre dans la sage qui s’ouvre.

 

 

Ma notation est celle du soulagement !

 

Si vous avez lu mes deux derniers commentaires, vous aurez compris que j’étais presque lassée de cette série. Trop de n’importe quoi noyé sous une trop grosse couche de sexe.

 

Ici, les proportions sont équilibrées. Ouf.

 

Les histories sont variées. Ouf.

 

Le cadre reprend une forme convenable. Ouf.

 

Bref, j’ai éventuellement été un peu trop généreuse avec mes 7,5, mais je dois dire que je suis tellement heureuse d’avoir pris un réel plaisir à lire ces plus de 650 pages (en livre de poche), qui m’ont donné envie de me plonger immédiatement dans la suite, que j’avais envie de l’exprimer.

 

Maintenant, il y a des aspects qui sont parvenus à me convaincre, d’autres que j’ai moins aimés.

 

1/ Les points positifs

Les doutes de Wrath, ses colères, sa force, sa puissance. Wrath et un personnage qui, depuis le premier volume, en impose et c’est un plaisir de le retrouver, et de l’observer comment il reprend de l’ampleur malgré sa vision inexistante.

Un personnage central parfait pour reprendre de l’élan. Le Roi.

           Nous en apprenons plus sur l’histoire du père de Wrath !

Puis les histoires diverses étaient séduisantes, toutes réunissaient, comme d’habitude, des couples mal assortis et des caractères plutôt forts (sauf peut-être Layla que je ne parviens pas à aimer, je la trouve fade et inutile, tout le contraire de Xcor, du coup).

L’ambiance générale revient. J’ai adoré les manigances de la glymera, les doutes de certains comme Abalone, et son manque de courage qui semble l’empêcher de faire ce qu’il faut, de faillir à la réputation de son père.

           En fermant le roman, si la plupart des histoires reste en suspens, on est tout de même apaisé – tout en voulant continuer…. Parfait. Pour une fois, si je puis me permettre… (j’ai un peu de mal avec les fins souvent niaises de la série).

 

2/ Les points qui m’ont faite douter

           L’absence des éradiqueurs. Cela fait un moment maintenant qu’ils me manquent. Les combats à mort, l’Omega…. Surtout que la fin du volume précédent nous mettait l’eau à la bouche, mais je crains qu’il faudra encore attendre…

Plus généralement cela manquait de combats, que ce soit avec les éradiqueurs ou d’autres.

Il y avait trop d’histoires. Entre Wrath, Xcor, Assail et Trez, voire même IAm, je pense que cela était trop. Wrath, ok, c’était l’histoire principale, Xcor et son amour sans avenir pour Layla traverse déjà quelques volumes mais Assail et Trez, je pense qu’il fallait choisir. L’un des deux était en trop, probablement Assail puisque Trez sera le personnage principal du prochain volume. Cela chargeait inutilement l’ensemble.

J’en ai un peu assez que tous les frères (ou de Vampires qui les entourent) ne tombent jamais amoureux d’une femelle « normale », ce sont systématiquement des humaines ou des élues. Mais pourquoi ???

Je reste sur ma faim en ce qui concerne des questions soulevées dans les volumes précédents. Mais j’attendrai.

 

Dans l’ensemble, je suis ravie de retrouver la série dans sa splendeur. J’ai déjà le volume 13 (The Shadows en VO) qui me fait des clins d’œil de l’étagère – et sans surprise, nous y retrouveront Trez…

 

 

Ceci est donc un volume à lire absolument !!!!!

 

 

 

Dans cette rubrique je vous présenterai donc, au fur et à mesure, les tomes déjà disponibles, soit :

 

1)   Dark Lover / L’Amant ténébreux - personnage central: Wrath (Kolher)

2)   Lover Eternal / L’Amant éternel - personnage central: Rhage

3)   Lover Awakened / L’Amant furieux - personnage central: Zsadiste

4)   Lover Revealed / L’Amant révélé - personnage central: Butch

5)   Lover Unbound / L’Amant délivré - personnage central: Vishous (Vizsz-)

6)   Lover Enshrined / L’Amant consacré - personnage central: Phury (Fhury)

7)   Lover Avenged / L’Amant vengeur - personnage central: Rhevenge

8)   Lover Mine / L’Amant réincarné - personnage central: John Mattew

9)   Lover Unleashed / L’Amant déchaîné - personnages centraux: Payne (fille, soeur d’un des frères dont je tairai le nom) et Manny Manello

10)      Lover Reborn / L’Amant ressuscité - personnages centraux: Thorment et No’One

11)    Lover At Last / L’Amant désiré - personnages centraux Qhuinn et Blay

12)      The King / L’Amant souverain - Wrath

13)     The Shadows - personnage central: Trez

14)      The Beast

  

-> Un "guide" est également disponible :

« Le Guide de la Confrérie de la Dague Noire" (il contient une nouvelle autour de Zsadiste) – titre original de ce guide : The Black Dagger Brotherhood - An insider's Guide"

  

Bonnes fêtes de fin d'année

Publié le 25/12/2015 à 13:48 par edenlalu Tags : Noel noel et livres
Bonnes fêtes de fin d'année

 

 

Je vous souhaite, à tous, 

 

d'EXCELLENTES FÊTES DE FIN D'ANNEE,

 

et beaucoup de lectures passionnantes pour 2016!!

P.C. CAST & Kristin CAST - Sauvée (Maison de la Nuit 12): 8

P.C. CAST & Kristin CAST - Sauvée (Maison de la Nuit 12): 8

P.C. CAST & Kristin CAST – Sauvée (Maison de la Nuit, tome 12): 8/10

 

Titre original : Redeemed (House of Night, Book 12)

 

Avec « Sauvée », nous atteignons le dernier tome, la fin de cette série jeunesse.

J’ai repoussé sa lecture, je craignais une grande déception. Mais je ne peux que dire que ce volume est certainement le meilleur de toute la série et nous offre une fin presque spectaculaire, pleine d’émotions et d’affrontements.

 

L’intrigue :

 

Ce roman est celui du dernier affrontement entre la lumière et l’obscurité, entre Neferet et Zoey et ses amis.

Nous retrouvons une Zoey désemparée depuis la fin du tome précédent, convaincue d’avoir causé la mort de deux innocents, mais, heureusement, cela s’avère faux (comme nous le savons déjà).

Neferet, de son côté, se laisse complètement aller, elle embrasse l’obscurité mais surtout sa folie. Elle se déclare Déesse, s’installe dans son ancien hôtel et impose son règne de façon cruelle, impitoyable et effrayante.

 

Dans la « Maison de la Nuit », tous se préparent désormais à combattre Neferet avant que celle-ci ne s’attaque à Tulsa, puis à Oklahoma, puis au monde.

Car il faut l’arrêter maintenant ! Chaque jour, chaque mort apporte du pouvoir à Neferet – qui est déjà parvenue à déséquilibrer la balance entre le Bien et le Mal.

 

Seulement, comment vaincre une immortelle ?

En se servant de l’Ancienne Magie – seulement Zoey craint d’y retoucher, la dernière fois le contact avec cette force la sauvage l’avait changée dangereusement…

 

Neferet s’avère terrifiante, nos amis subiront des pertes inconcevables.

 

Un dernier volume plus que réussi !

 

Ce dernier volume commence en force, avec une Neferet qui ne connaît plus aucune limite et a oublié toute pitié, qui embrasse autant le Mal qu’elle embrasse sa propre folie.

 

Elle possédera les employés de l’hôtel et soumettra tous les clients, qui n’ont aucune issue, qui ne peuvent échapper à l’immortelle et sa soif de pouvoir.

 

Neferet ajoute ici une noirceur fantastique, une cruauté qui manquait tout au long de la série. Je comprends bien, qu’étant une série jeunesse il faut être un attentif, mais je pense  qu’il était temps que cela sorte véritablement, et ici, nous sommes servis !

 

De l’autre côté, ceux qui combattent pour la lumière sont aux aguets, ils se rassemblent, échangent et s’organisent. Tous les personnages y mettront leur meilleure volonté pour vaincre le Mal – et rétablir le déséquilibre entre lumière et obscurité qui commence à avoir des effets dangereux sur le monde entier.

 

Ce qui m’a plu, c’est qu’ici, nous seront véritablement face à la perte, nous sommes choqués, tout n’est pas si simple, même notre groupe d’ami peut être vaincu. On se demande si l’amour peut suffire ?

 

Le combat est magnifique. Je l’ai beaucoup apprécié, surtout grâce à Neferet et son « assistante » Lynette, l’une de ses otages. Elle aurait pu être plus présente, j’ai adoré ses peurs, son intelligence, je pense qu’on aurait pu travailler bien plus ce personnage qui ne prend pas suffisamment de place alors même qu’il y avait de quoi.

 

Plusieurs choses m’ont déplu:

D’abord il faut ici citer le fait que Neferet, l’ennemie absolue, l’intelligente, la fascinante immortelle, soit clairement devenue folle. C’est dommage. J’aurais plus apprécié si elle avait été saine d’esprit, si tout cela avait été plus nettement un « choix », qui aurait pu être fondé en raison de son passé.

Puis j’ai soulevé quelques points illogiques – si l’ancienne magie est neutre, alors pourquoi, soudainement, quand Aurox est concerné, elle ne l’est plus ?

Pourquoi, si Nyx aime tous ses enfants, qu’elle laisse le libre arbitre, soutient-elle si clairement la lumière et fait bien plus qu’offrir un choix ? Etc.

Puis évidemment, par moments le côté un peu trop « niais », ce côté moralisateur refait son apparition. J’admets toutefois qu’il est assez discret ici, je craignais pire – si on ne lit pas l’épilogue.

Puisqu’on en parle : évitez de lire l’épilogue ! Le roman construit une atmosphère plus dense, plus puissante qu’à l’accoutumé - et l’épilogue gâche tout, avec son ambiance teintée de rose et sentant les coquelicots.

Au lieu de nous ennuyer avec cet épilogue, il fallait nous laisser sur cette impression forte et poignante que nous laisse le dernier combat.

En lieu et place, on aurait plutôt pu ajouter une centaine de pages à ce livre, pour compléter par endroits, par exemple laisser plus de place à Lynette.

 

Dans l‘ensemble, néanmoins je ne peut que dire ceci :

Une fin DIGNE et REUSSI

Nous avons tout : des émotions, des pertes, des sacrifices, de la cruauté, mais aussi de l’amour, de l’amitié, des combats…

Plus encore, un cercle se ferme, des petits détails du début son repris ici pour former une œuvre qui s’achève véritablement.

 

Pour rappel, la série comprend les douze volumes suivants:

Tome 1 - Marked / "Marquée"

Tome 2 -  Betrayed / "Trahie" en VF en VF

Tome 3 - Chosen / "Choisie" en VF

Tome 4 - Untamed/ "Rebelle" en VF

Tome 5 - Hunted / "Traquée" en VF

Tome 6 - Tempted / "Tentée" en VF

Tome 7 – Burned / Brulée

Tome 8 – Awakened / Libérée

Tome 9 – Destined / Destinée

Tome 10 – Hidden / Cachée

Tome 11 – Reveiald / Révélée

Tome 12 – Redeemed / Sauvée

 

CA DURE - encore du retard dans mon petit projet...

Publié le 18/12/2015 à 12:15 par edenlalu Tags : eden l a lu eden lit eden
CA DURE - encore du retard dans mon petit projet...

Mon projet et moi...

 

Voilà deux mois que je vous en parle ! Et toujours rien !

Ce n'est pas lié à ma volonté, ce n'est pas non plus lié à la préparation ou au travail (qui est énorme mais absolument passionnant). Non, c'est tout simplement un problème technique (et donc indépendant de ma volonté) qui fait que cela a encore été retardé.... 

Mais on y arrive.

De plus, ce délai me permet de le préparer encore plus (j'ai fait le calcul, pour que ce soit véritablement et totalement "achevé" il me faudra environ un an).

 

La nouvelle date du "renouveau" est donc JANVIER 2016. 

Je ne perds pas espoir de  tenir ce nouveau délai...

 

 

Nele NEUHAUS - Vivants et morts: 7/10

Publié le 11/12/2015 à 12:15 par edenlalu Tags : vivants et morts nele neuhaus die lebenden und die toten kirchhoff Bodenstein taunus
Nele NEUHAUS - Vivants et morts: 7/10

Nele NEUHAUS – Vivants et morts : 7/10

 

Titre original : Die Lebenden und die Toten

 

 

Ce septième roman de la série du Taunus, mettant en scène le duo Oliver von Bodenstein et Pia Kirchhoff, est un peu en dessous de la qualité et de la justesse habituelle de l’auteure, qui nous a habitués à l’excellence. Il n’en demeure pas moins un très bon polar !!!

 

L’intrigue :

 

J’ai, comme toujours quand il s’agit de romans de la « reine du polar allemand », peur d’en dire trop en résumant l’intrigue.

Je vais donc me contenter de reproduire le quart de couverture (de la version allemande, la version française ne devant sortir qu’en février 2016), ce que je fais rarement, puis ajouter quelques mots :

 

Pia Kirchhoff souhaite profiter des fêtes de fin d’année pour partir en lune de Miel lorsqu’elle reçoit un appel : une dame d’un certain âge a été abattue par un tireur en embuscade près d’Eschborn. Peu après, un meurtre similaire se produit : une femme est abattue à travers sa fenêtre de cuisine.

Les deux victimes n’avaient pas d’ennemis. Mais alors, pourquoi devaient-elles mourir, elles ?

Les enquêteurs sont sous pression. Pia Kirchhoff et son supérieur Oliver von Bodenstein recherchent un assassin qui semble tuer au hasard – pour finalement trouver une piste qui les conduit vers une tragédie humaine.

 

Le motif du tueur sera rapidement découvert, et avec lui le « thème » de ce polar (puisque chaque polar de Nele Neuhaus a un « thème »). Je ne le trahirai pas, je vous laisse le soin de découvrir le lien qui unit les victimes.

 

Cette fois, le duo Kirchhoff/Bodenstein aura bien du mal à trouver le fil rouge qui les conduira vers le meurtrier, d’autant plus que les pistes sont trop nombreuses. Après les meurtres, un suicide et une mort qui remonté à plus de dix ans, ils ne savent plus où chercher le coupable qui semble d’un sang froid hors du commun.

 

 

Alors ??

 

J’ai un grand reproche à faire à ce roman. Si d’habitude, la construction habile des polars de Nele Neuhaus permet de suivre avec plaisir l’enquête, d’avancer pas à pas pour finalement démasquer l’assassin cette fois les trois premiers quarts du livre tournent en rond.

Les suspects, ou ceux liés à l’affaire, sont interrogés les uns après les autres, puis réinterrogés les uns après les autres, on demande à A, puis à B, puis à C puis à D puis avec les renseignements obtenus on réinterroge A, puis B, puis C puis D. C’est un peu caricatural, mais c’est effectivement ce que l’on ressent.

Cela n’avance pas, alors qu’on a la sensation que cela devrait pourtant aller dans une direction droite.

Ce n’est que le tout dernier quart qui accélère le rythme, au point de nous livrer presque trop d’informations, trop d’action, trop de tout au cours des dernières 150 pages. La dernière partie est captivante et Nele Neuhaus nous surprend par une dureté dans ses images à laquelle nous ne sommes pas habituées mais qui s’intègre bien dans l’histoire et qui nous impressionne d’autant plus.

C’était peut-être simplement trop dense à la fin après avoir été trop léger au début, il y a un déséquilibre qui est un peu regrettable.

 

Sinon, je ne peux que dire qu’il s’agit ici d’un très bon polar, encore une fois les indices semés ici et là entre les lignes permettent de suivre avec plaisir l’enquête, les suspects sont nombreux, les personnages sont vivants et crédibles.

Le « profiler » imbu de lui-même qui est censé donner un coup de main à l’équipe est peut-être un peu caricatural, mais j’admets qu’il m’a vraiment fait sourire, avec cette attitude arrogante qui n’est guère apprécié par notre équipe de choc.

 

Pour conclure je ne peux que répéter qu’il s’agit d’un très bon roman policier, à lire avec plaisir, même si Nele Neuhaus nous a habitués à l’excellence que j’espère retrouver dans le prochain volume de la série…

 

 

 

Les romans de la série « Oliver von Bodenstein et Pia Kirchhoff » *:

1)    Eine unbeliebte Frau (pas encore traduit)

2)    Mordsfreunde (pas encore traduit)

3)    Flétrissure (titre original : Tiefe Wunden)

4)    Blanche-Neige doit mourir (titre original : Schneewittchen muss sterben)

5)    Vent de sang (titre original : Wer Wind sät)

6)    Méchant loup (titre original : Böser Wolf)

7)    Vivants et morts (titre original : Die Lebenden und die Toten)

Sheila O'Flanagan - Suddenly Single : 6/10

Publié le 07/12/2015 à 13:39 par edenlalu Tags : sheila o flanagan o flanagan suddenly single alexia callaghan
Sheila O'Flanagan - Suddenly Single : 6/10

Sheila O’Flanagan – Suddenly Single (… suddenly free) : 6/10

 

« Suddenly Single » est le premier roman de l’auteure qui publie désormais un roman, voire même deux par an en moyenne (« Suddenly Single » est sorti en 1999). Sheila O’Flanagan est très connue en Irlande où ses livres se classent systématiquement sur la liste des bestsellers et a été traduite en diverses langues (dont l’allemand, mais pas avec ce roman) – mais pas (encore ?) en Français.

 

Tout cela pour vous dire que ce premier roman, qui est loin d’être convaincant, a tout de même été le début d’un succès important, et pour avoir lu un roman plus récent de l’auteur (« If you were me », sorti en 2015) je ne peux qu’admettre que ses livres, s’ils n’ont pas changé de style, se sont améliorés sensiblement.

 

Mais venons-en à l’intrigue – c’est ici que se situe la faiblesse du roman :

 

L’héroïne de « Suddenly Single » (qui se traduirait librement par « subitement célibataire ») est Alix Callaghan, début de la trentaine, une femme d’affaires qui a réussi dans un monde d’homme et dirige le bureau des Traders de la filiale de l’Europa Bank à Dublin, l’Europa Bank. Deux hommes et une femme travaillent directement sous ses ordres, et chaque jour elle manipule des millions d’euros en tentant de faire le « deal » qui fera gagner de l’argent à sa banque tout en évitant des pertes.

 

Elle vit depuis trois ans avec Paul, un journaliste qui a un peu moins d’ambitions mais la soutient avec plaisir. Ils se sont construits un petit nid coquet dans l’appartement d’Alix.

 

Mais arrive ce que le titre nous annonce : du jour au lendemain, sans le moindre signe annonciateur, Paul quitte Alix. Il souhaite désormais fonder une famille, avoir des enfants, mais pas avec elle...

Il est vrai que les enfants, pour l’instant, elle n’en envisage pas, mais de là à cesser de se voir !

Alix est très affectée. Elle n’a pas à proprement parler le cœur brisé, mais se retrouver dans cette situation la désarçonne terriblement.

D’ailleurs, Alix ne compte pas abandonner aussi simplement et se met en tête de reconquérir Paul. Non pas tant parce qu’elle ne peut pas vivre sans lui, mais plutôt parce que c’est plus simple de revivre avec lui, ils ont leurs habitudes…

 

Pendant que cet événement imprévu secoue sa vie privée, au travail le jeune Gavin, arrivé le dernier dans son bureau, commence à se mettre en tête de grimper rapidement les échelons, quitte à écarter Alix de façon bien peu galante si elle se met en travers de son chemin. Et pour cela, tous les moyens sont bons.

Alix se trouve donc pour la première fois menacée sur le plan professionnel et ce alors que son pilier de vie privée vacille.

 

Nous la suivons donc dans ses doutes, mais surtout dans sa vie professionnelle, nous découvrons ses déboires au travail, ses efforts pour paraître toujours sous contrôle et maîtrisant la situation, peu importe ce que cela peut lui couter. Elle ne doit montrer aucune faiblesse, en aucun cas.

 

Alors, où est la faiblesse du livre ?

 

Je viens de vous livrer le résumé de l’intrigue. Et voilà.

C’est à peu près tout ce qu’il y a à dire sur ce roman.

Il n’y a pas beaucoup plus.

 

Oui, Alix est vraiment très bien décrite, avec sa force peu commune, sa passion réelle pour ce monde dur des finances, son véritable étonnement face à l’idée de fonder une famille.

C’est un personnage sympathique dans sa dureté, on l’apprécie facilement, même si on se demande pourquoi elle ne lâche pas un peu de leste – comme sa sœur le conseille d’ailleurs souvent.

 

Mais c’est à peu près tout ce qu’il y a à savoir. Pourtant, l’auteure le dit elle-même au cœur du roman – un livre qui décrit une femme qui réussit et n’a pas de soucis ou de doutes particuliers ne peut qu’être un peu ennuyeux. Alors je m’étonne qu’elle ait écrit justement ce roman là ?

Parce que Alix est peut-être plus fragile qu’elle ne l’admet, mais elle n’a véritablement pas des aspirations de « famille », et cela fait qu’elle évolue facilement et avec plaisir dans le monde des « hommes » qui n’ont pas, eux non plus, d’autre ambition que professionnelle et donc ce besoin de faire un choix.

 

Parce que ce choix, on lui en parle sans cesse! Il faut choisir entre vie de famille et carrière. Cela traverse le roman du début jusqu’à la fin, quitte à devenir lassant.

 

Quant à l’écriture, elle est, dès ce premier roman, agréable et aérienne, je l’ai franchement appréciée. On lui pardonne même cette habitude d’appeler systématiquement tous les hommes des « types » (bloke), sans jamais se servir d’un autre nom pour désigner les membres de la gente masculine.

 

Bref, un début hésitant mais prometteur.

 

Un travail sur les intrigues est toutefois vivement à conseiller.

Mark HADDON - Le bizarre incident du chien pendant la nuit

Publié le 23/11/2015 à 13:26 par edenlalu Tags : le bizarre incident the curious incident mark haddon haddon
Mark HADDON - Le bizarre incident du chien pendant la nuit

Mark HADDONLe bizarre incident du chien pendant la nuit : 7/10

 

Titre original : The Curious Incident of the Dog in the Night-Time

  

 

 

 

Nous nous trouvons en Angleterre, en 1998. Le jeune Christopher John Francis Boon, âgé de quinze ans, découvre le cadavre de Wellington, le caniche de sa voisine sur la pelouse de celle-ci. Le pauvre chien a été tué violemment.

Seulement, sa voisine le voit ainsi lors qu’il tient le chien dans ses bras et appelle la police … et nous remarquons alors une  spécificité  du jeune garçon, puisqu’il a immédiatement des soucis avec le policier qu’il  frappera même, ce qui le conduit au poste de police.

 

En rentrant chez lui, il découvre avec étonnement que personne ne semble se soucier de découvrir qui a perpétré ce crime et décide alors, dans le cadre d’un devoir d’école, d’enquêter lui-même et de confondre l’assassin de Wellington.

 

En lisant, nous nous apercevons rapidement d’une particularité dans la façon d’agir et de penser du jeune garçon « apprenti détective ».

Cela n’est jamais exprimé clairement, mais il est assez évident, en lisant ce roman, que le jeune homme souffre du Syndrome d’Asperger, un trouble du spectre autistique qui modifie la perception de l’entourage, des émotions et aussi la façon de penser et de réagi. Ainsi cette enquête nous permet de jeter un coup d'oeil par la fenêtre pour découvrir la façon de penser d'un jeune Asperger. 

 

J’admets que, connaissant personnellement  parfaitement ce syndrome, je ne me suis pas immédiatement aperçue de la particularité de Christopher, cela me semblait normale … ce qui prouve que l’auteur a bien compris ce que c’est réellement et ne juge pas cette différence et, surtout, ne la caricature pas (pas plus que nécessaire en tout cas).

 

Le récit est présenté à travers la plume de Christopher, qui rédige donc son enquête, et ce style est magnifiquement crédible, avec ses phrases courtes et directes, et sa compréhension parfois trop simple et parfois trop complexe du monde.

 

Car Christopher a d’un côté ce côté mature des Asperger, il réfléchit vite, de façon particulière, s’attache aux détails, mais de l’autre côté il est confronté à certaines situations qui le mettront en difficulté, il ne saura pas comment réagir (notamment face au policier), ne comprendra pas certaines réactions ou paroles, ne saura jamais si une personne plaisante ou non - non pas parce qu’il ne comprend pas les mots, ni parce qu’il n’est pas assez intelligent, ce serait plutôt le contraire, mais parce qu’il pense de façon trop directe et littérale. De même, comme c’est souvent le cas, il est profondément gentil et ne peut imaginer pourquoi on pourrait tuer un animal, et pourquoi ce meurtre pourrait rester impuni, et même pourquoi personne d’autre ne s’intéresse comme lui au sort de ce pauvre chien.

 

Ce qui est vraiment très plaisant dans ce livre, c’est que cette petite enquête presque enfantine va évoluer rapidement et finalement, sans nécessairement s’en apercevoir, Christopher va découvrir au cours de son enquête dans le voisinage des détails qui l’amèneront à apprendre certaines choses à propos de sa propre famille.

Comme Christopher est un garçon très naïf, qu’il ne peut comprendre qu’une personne gentille peut être, parfois, méchant, il commence à avoir peur de son entourage direct …

 

 

En tant que « roman » ce livre est simple mais efficace, mignon et prenant, sans être profond.

Toutefois, en tant que récit d’un jeune Asperger, dès que l’on comprend l’objectif et le sens du livre, on découvre ce qui se cache derrière les lignes – et c’est alors seulement que le roman dévoile tout et prend de l’intérêt. Voici la réalité d’un jeune Asperger, et voici en fait la réalité telle que nous devrions, peut-être, la voir ! Un jeune homme qui aborde le monde de façon différente.

 

Un peu comme le titre : il est simple, mais efficace. Il décrit de façon précise et juste, sans laisser juger de ce que l’on va trouver à l’intérieur des pages.

 

Si vous n’avez aucun intérêt pour un personnage de ce type, passez votre chemin. Car alors le roman va vous ennuyer profondément et ressembler à un livre jeunesse.

Mais si vous allez un peu plus loin, vous aller avoir un tout petit aperçu d’un monde, d’un autre regard, d’une certaine façon peut-être même plus perspicace.

Oui, Christopher, ce garcon qui semble ne voir une partie du monde qui se trouve devant son nez - mais en même temps  voir tellement de choses auxquelles nous ne prêtons pas attention.

 

Observez alors aussi le père, qui tente de protéger son fils de tellement de choses, qui tente d’expliquer des choses simples, observez l’amour dans ses gestes tendres mais aussi ses colères.

 

C’est un beau petit roman.

 

J’ai eu du mal à le noter. Il n’est pas « super fascinant », mais il n’est pas plus ennuyeux ou mauvais.

Surtout, il est différent et assez unique dans son genre.

J’ai donc décidé de lui donner un 7, parce qu’il décrit quelque chose de différent. Pas plus parce qu’il peut tout simplement ne pas convaincre le lecteur néophyte de ce syndrome.