Imaginez que vous receviez 24 nouvellistes à votre table.
Plus que six semaines avant le Festival Littéraire « Place aux Nouvelles », à Lauzerte, dimanche 21 septembre. Dépêchez-vous d’agender ça dans votre planning d’après-vacances. Il y a déjà 24 personnes qui, elles, ont prévu l’événement : les 24 nouvellistes qui ont annoncé et confirmé leur présence (voyez la liste sur l’affiche).
Imaginez que vous les receviez à dîner. Ah, ce seraient vos voisins qui seraient jaloux ! Et votre beau-frère qui, en apprenant ça, piquera du nez et affirmera que la nouvelle n’est qu’un genre littéraire à la mode, et que ça passera très vite.
Vous imaginez le dîner ? Oui, j’entends vos in-petto : mais est-ce que ça mange beaucoup, un nouvelliste ? Et ils boivent vraiment autant qu’on le dit ? Ne vont-ils pas me piquer les couverts à poisson, fauchés comme ils sont ?
Rassurez-vous : ils seront bien à table, chacun la leur, chacun derrière ses petits recueils, mais pas à la vôtre, vous n’aurez pas à les sustenter : l’invité vedette, ce sera vous. Vous passerez de l’un à l’autre, vous discuterez avec eux le temps qu’il vous plaira. Et quand il ne vous plaira plus, vous passerez au suivant. Ou à la suivante, puisque la mixité est, chez eux, quasiment parfaite (Annie Saumont, la chère Annie Saumont, mère de tous les nouvellistes, compte double). Vous irez écouter les lectures, participer aux ateliers, vous esbaudir aux débats.
Vous l’avez compris, si vous aimez la nouvelle, rendez-vous le dimanche 21 septembre à Lauzerte (82) : c’est un des plus beaux villages de France. Vous y rencontrerez les plus beaux nouvellistes de France, les plus belles nouvelles, et les plus beaux amateurs de nouvelles en France. (Exercice : mettez la dernière phrase au genre opposé pour ne créer aucune frustration).
Et j’aurai le plaisir d’y dédicacer mon nouveau recueil « Qui comme Ulysse ». Les nouvelles des 23 autres ne sont pas mal non plus : je ne veux influencer personne, ce n’est pas mon genre. Ou alors, pas tout de suite.
Pour encore un peu plus d’informations, fouillez dans vos souvenirs, ça remonte à six semaines, c’est ici
Lauzerte, ce sera la dernière occasion d’exhiber votre bronzage d’été, tout en faisant mine de parler littérature sous l’œil concupiscent des nouvellistes. Ne vous privez pas de cette joie. Ne les en privez pas non plus.