"Nous accueillons la libération de Slim Boukhdir avec une joie immense. Comme Mohammed Abbou avant lui, Slim Boukhdir n’avait pas sa place en prison. Il a été privé de sa liberté pendant 238 jours et traité comme un criminel pour avoir dénoncé les dérives du pouvoir. Nous voulons voir dans la décision des autorités tunisiennes un gage de bonne volonté", a déclaré l’organisation.
"Il faut que l’Etat tunisien mette un terme au harcèlement des journalistes indépendants et de leurs familles, aux saisies intempestives de la presse d’opposition et étrangère. Les autorités doivent également permettre un libre accès à la Toile pour les internautes. Cela afin de créer des espaces de libertés et garantir la liberté d’expression en Tunisie", a ajouté Reporters sans frontières.
Slim Boukhdir a été libéré le 21 juillet 2008 en fin d’après-midi. Contacté par Reporters sans frontières, le journaliste a remercié la communauté internationale qui s’est mobilisée pour demander sa libération. Malgré des conditions de détention difficiles (conditions d’hygiène insuffisantes, intégrité physique menacée par ses codétenus, privé de correspondance, de journaux indépendants), Slim Boukhdir a affirmé "avoir gardé un état d’esprit très fort".
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