"Le Mystère Henri Pick" est tiré du roman éponyme de David Foenkinos. D’autres livres de cet auteur ont d’ailleurs déjà été adaptés au cinéma comme "La Délicatesse", "Les Souvenirs" et "Je vais mieux". A noter que le film de Rémi Bezançon est davantage centré sur le personnage du critique littéraire que ne l’est le roman, et que la fin n’est pas la même. Le réalisateur s’est également affranchi de quelques intrigues parallèles.
C’est un fait, Fabrice Luchini ne déçoit pas. On retrouve une fois de plus avec plaisir sa verve et sa fantaisie. Entre désinvolture et cynisme avec une pointe de sans-gêne, son personnage ne nous laisse pas insensible. Si le film présente quelques longueurs, c’est bien le duo qu’il forme avec Camille Cottin qui fait sourire les spectateurs. L’alchimie est parfaite et les répliques fusent entre l’un et l’autre. C’est également un plaisir de voir Camille Cottin sortir de ses rôles habituels de "connasse" ou de femme souvent révoltée dans la série "Dix pour cent" pour incarner un personnage plus touchant.
Ce film permet aussi de faire découvrir les milieux de l’édition et leur sacro-saint marketing, et celui des critiques littéraires. L’intrigue reste toutefois peu crédible. Mais sans être prétentieux et sans grande surprise, "Le Mystère Henri Pick" mérite tout de même d’être vu, surtout lorsque l’on est amoureux de la littérature! On profite ainsi des décors de bibliothèques et d’archives pour s’imaginer auteur à son tour et l’on se surprend alors à penser qu’un livre peut changer une vie… Fabrice Luchini décrit d’ailleurs lui-même le film de cette façon: "large comme un pinard mais pas non plus arrogant comme un film d’intello".
Si la Francophonie, ce sont tout d’abord des femmes et des hommes qui partagent une langue commune, le français, pour reprendre la définition exacte, ce sont aussi paraît-il, des valeurs communes, telles que la solidarité, la diversité culturelle et... Dossier spécial Europe