Comme il venait d'être humilié sur le budget refusé pour son mur, il a d'abord parlé de la Chine, la Syrie, l'économie, la Corée du Nord et l'État de l'Union. Dans l'habituelle confusion. Puis, il a enchaîné sur son annonce si urgente.
Il ne s'est pas arrêté à ses inepties racistes, il ne sait pas se freiner quand il dérape. Non, à la place, afin de justifier ses actes, il a ressassé ses vieilles menteries non documentées sur les immigrants, et en avait travaillé quelques nouvelles pour son répertoire de faussetés, comme "Nous avons plus de gens aux frontières que nous n'en avons jamais eus." (vérité: c'est la moitié moins qu'il y a 10 ans) ou "les prisons fédérales sont bondés d'immigrants illégaux" (vérité: c'est en fait une minuscule portion).
La description de Trump des frontières est presque entièrement fictive. Mais c'est dans la construction de sa narration qu'il fabrique pour sa base blanche suprémaciste depuis trois ans et demi. Il a concouru sur un slogan aussi simple que les esprits qui le suivent: Make America Great Again. Si les gens envahissent le pays, de la drogue plein les poches, que le trafic humain bat du plein, dans ces endroits non protégés, comment pourrait-on y arriver de faire des États-Unis, quelque chose de great again? Son mur, c'est l'extension du slogan.
Ses États-Unis n'étaient pas great si il doit utiliser le terme again. Ils étaient dirigés par un noir, ils ne pouvaient pas être great en est le sous-texte. Mais si c'était si important en 2016, pourquoi n'a-t-il pas réussi à le faire construire dans ses 2 premières années? quand les Républicains contrôlaient les deux chambres du Congrès?
Parce que les Républicains ne croient pas plus ses menteries.
Faire dévier les irresponsabilités sur les autres. Arme des lâches.
Avec ses contradictions, ses faux semblants, et ses moments de suspension de crédibilité.
Deux mots qui ne veulent absolument plus rien dire nulle part. Sinon chez les non-scolarisés.
Ça pourra se rendre en cour et être défié par la loi cette prétendue "urgence nationale". Ça serait alors amusant d'entendre de ses lèvres les mots "je n'étais pas obligé de déclarer l'urgence nationale" ce qu'il n'avouera jamais, Trump n'avoue jamais rien, je vous ai expliqué depuis quand.
Quand Reagan était au pouvoir, on disait parfois autour de lui, "laissons Ronald être Ronald".
Ce qu'on dit aussi de Trump. On a pas le choix. C'est un cheval fou. 100% redondant.
Les fils blancs sont presque tous identifiés sur le costume de ce terriblement faible président.
L'incohérence, la vulgarité, les fabrications, la mendicité, le furieux ego contrit, le déficit d'attention, le désordre verbal et la faiblesse de la lumière qu'il fait projeter sur lui-même.
Extaordinairement faible présidence.