
L’exposition à la Monnaie de Paris se termine ce dimanche. Le rez-de-chaussée montre une face sombre, un univers oppressant, des femmes opprimées. Sans mettre en doute cette réalité, souvent datée des années 1970, je suis mal à l’aise devant ces femmes esclaves, ces bourgeoises devant la planche à repasser ou se représentant dans un logement fermé de grilles. Je connais des femmes, au XXIe siècle, qui ne sortent effectivement pas de chez elles, en tout cas pas seules, mais dont je doute qu’elle se reconnaissent dans ces figures. Mais cette exposition ne montre pas que ces situations. Elles dénoncent l’utilisation de la femme comme objet ou jouent avec l’ambigüité des rôles de la femme dans la maison, de la femme-maison, de la maison-femme. Après le rez-de-chaussée, nous atteignons l’étage où la lumière modifie radicalement notre perception, d'où nous voyons la Seine monter, et où nous attend l’araignée de Louise Bourgeois.


Niki de Saint-Phalle - Sheila Pepe


Nil Yalter - Laure Tixier


Pia Camill


Ana Vieira - Louise Bourgeois

Louise Bourgeois


Joana Vasconcelos - Niki de Saint-Phalle
