On n'imagine pas qu'une telle célébrité puisse exister. Ce fut le plus grand virtuose de son temps. Il déclenchait des crises de folie collective. Ses concerts rapportaient des sommes fabuleuses. Il fut l'égal des empereurs et des rois. D'ailleurs il fut à une demi journée de se marier à une princesse russo-polonaise, avec qui il partagea une partie de sa vie. Ce fut l'Européen par excellence, comme la haute société de l'époque. Bien que Hongrois, sa culture était française, mais il a été au coeur de la musique allemande, et a vécu à Rome (il fut ordonné Abbé à la fin de sa vie), et ses concerts lui ont fait parcourir le continent. Sans lui, il n'y aurait probablement pas eu Wagner. Pendant longtemps Wagner, qui n'était que de deux ans plus jeune que Liszt, a crevé de faim. Personne ne voulait entendre sa musique, sauf Liszt, qui l'a nourri et a donné son oeuvre, quitte à se faire des ennemis. Et Liszt a défendu tous les compositeurs qui, depuis, occupent notre panthéon. Il semble avoir fait l'opinion musicale moderne. Cela va de Beethoven, dont il a connu les dernières années, aux compositeurs russes, en passant par Schuman et Berlioz. A tous les sens du terme, il fut extraordinairement généreux. Il a multiplié les concerts de charité, il a beaucoup fait pour l'oeuvre de ses contemporains, leur dédiant des concerts entiers, il les a beaucoup aidé, financièrement, et Wagner semble, musicalement, lui devoir beaucoup.
On n'imagine pas qu'une telle célébrité puisse exister. Ce fut le plus grand virtuose de son temps. Il déclenchait des crises de folie collective. Ses concerts rapportaient des sommes fabuleuses. Il fut l'égal des empereurs et des rois. D'ailleurs il fut à une demi journée de se marier à une princesse russo-polonaise, avec qui il partagea une partie de sa vie. Ce fut l'Européen par excellence, comme la haute société de l'époque. Bien que Hongrois, sa culture était française, mais il a été au coeur de la musique allemande, et a vécu à Rome (il fut ordonné Abbé à la fin de sa vie), et ses concerts lui ont fait parcourir le continent. Sans lui, il n'y aurait probablement pas eu Wagner. Pendant longtemps Wagner, qui n'était que de deux ans plus jeune que Liszt, a crevé de faim. Personne ne voulait entendre sa musique, sauf Liszt, qui l'a nourri et a donné son oeuvre, quitte à se faire des ennemis. Et Liszt a défendu tous les compositeurs qui, depuis, occupent notre panthéon. Il semble avoir fait l'opinion musicale moderne. Cela va de Beethoven, dont il a connu les dernières années, aux compositeurs russes, en passant par Schuman et Berlioz. A tous les sens du terme, il fut extraordinairement généreux. Il a multiplié les concerts de charité, il a beaucoup fait pour l'oeuvre de ses contemporains, leur dédiant des concerts entiers, il les a beaucoup aidé, financièrement, et Wagner semble, musicalement, lui devoir beaucoup.