De la graisse en excès, c'est aussi un risque de cancer en plus. C'est une nouvelle étude, de l'Université de Caroline du Nord qui confirme que le cancer du sein agressif se développe plus rapidement dans un micro-environnement typique de l'obésité. Des données présentées au Congrès annuel de l'American Association for Cancer Research qui appellent à perdre du poids en cas de diagnostic de cancer et d'IMC trop élevé.
Les chercheurs de l'Université de Caroline du Nord démontrent ici que les cellules cancéreuses croissent plus rapidement lorsqu'elles sont transplantées dans des tissus gras ou prélevés sur des patients obèses. Ils se sont précisément intéressés au microenvironnement de la tumeur ou aux cellules qui l'entourent directement ainsi qu'aux composés chimiques produits par ces cellules. L'équipe a greffé des cellules de cancer du sein triple négatif issues de souris maigres sur des modèles obèses, afin de pouvoir observer l'évolution des tumeurs dans ces différents contextes cliniques.
Micro-environnement gras et tumeur volumineuse : les tumeurs deviennent significativement plus volumineuses dans les modèles obèses vs modèles maigres ou vs les modèles qui ont perdu du poids. La perte de poids semble corriger les changements du microenvironnement qui contribuent à " accélérer " le cancer : alors que les schémas d'expression des gènes dans les tumeurs elles-mêmes présentent des altérations subtiles qui ne suffisent pas à expliquer la croissance tumorale spectaculaire observée chez les souris obèses, en revanche, le microenvironnement entourant la tumeur apparaît comme un facteur clé de croissance de la tumeur.
Quelles implications ? Si le microenvironnement obèse accélère la croissance tumorale, il s'agit d'inverser ce processus par la perte de poids...
