Une figure du destin, certainement davantage un concept divinisé qu'une véritable divinité, le netjer Chaï (1)... En Égypte ancienne !

Par Aimejc @aime_ankh

Voici un netjer-serpent. Il présidait au destin !

Nous sommes bien au sein du panthéon égyptien, ce dernier s'étant certainement élaboré progressivement au fil des millénaires ! Et ce au moyen par exemple de divinités locales, qui semblaient avoir accompagné visiblement le succès de quelques familles princières au sein de leurs propres cités comme par exemple Antef et les Montouhotep de Thèbes,...

Source Voici donc une statuette votive d'une divinité à tête serpentiforme, voyez : → Cependant fut-il véritablement un "bon démon" ?

La religion ou plutôt les cultes égyptiens s'y afférents n'avaient visiblement aucune cohérence avec les religions monothéistes qui apparurent bien plus tard comme le Christianisme par exemple, le Judaïsme, l'Islam,...

Ne serait-ce point-là l' origine même de la nomenclature de ce netjer, objet de la thématique d'aujourd'hui ?

Il fut aussi identifié à Agathodaimon, cette divinité de la fortune et ce à Alexandrie . Ce fut vraiment un "bon génie" en cette époque gréco-romaine....

Chaï finira finalement par devenir le véritable synonyme de notre mot moderne à savoir le "Destin" !

Elle fut également comme vous savez dans le cœur de nos anciens Egyptiens : une netjeret qui présidait au . Elle devait d'ailleurs être considérée comme celle qui traçait le chemin de la vie, en donnant sa force vitale c'est-à-dire le Ka ! De fait, à l'instar de Ka ou d'ailleurs de Ba, Chaï procédait davantage du concept divinisé que de la déité.

Voici donc une des représentations de l'Agathodaïmon...

Une divinité tutélaire d'Alexandrie !

Surmontée de la Gorgone...

Nécropole de Kom-el-Chougafa.

© Frédéric Möri.

Nous venons de voir Chaï au sein d'Edfou. Il semblait visiblement être lié au pain et à son composant essentiel, le grain. Cependant, il ne faut pas pour autant, comme d'aucuns pourraient le supputer, le considérer à la manière d'un génie du grain.

l devait alors être très particuliers car Chaï matérialisait cet aspect inévitable quant "aux choses" de la vie.

Les Dieux de l'Egypte, l'un et le multiple. Erik Hornung, Champs / Flammarion

Meeks,
"Génies, anges, démons en Égypte" dans Génies, anges et démons, sources orientales 8, Paris, 1971, page 17 à 84.

Ceci pour autoriser et provoquer d'autres pensées !