
Ce n'est plus une découverte : l'entrée " passage secret " nous est maintenant familière, j'ai repéré les vestiaires (chouette, ils prennent les trottinettes !) et nous faisons valider nos tickets en quelques minutes. J'ai pris cette fois des places à l'orchestre, mais de nouveau au fond, histoire qu'il soit facile de s'éclipser si cela s'avérait nécessaire.
Orchestration réduite, danse et théâtre d'ombres
Lorsque nous arrivons à nos strapontins, tout de suite l'Aîné remarque " Il y a vraiment beaucoup de musiciens ! Je crois plus de 70 ! ". Ce sont les chaises et les pupitres qui sont nombreux sur scène, pas encore les musiciens. Néanmoins, lorsque quelques minutes plus tard l'Orchestre National de Lyon s'installe pour un dernier accordage, je compte rapidement les têtes ... il y en facilement 60 ! En effet, L'Oiseau de feu a été écrit pour un orchestre complet de près de 90 musiciens : ici ils joueront en " orchestration réduite ".
En même temps que le chef d'orchestre Quentin Hindley arrivent sur scène le prince Ivan, la princesse et l'oiseau de feu. Les trois personnes sont incarnés par des membres de la troupe du Teatro Gioco Vita, spécialiste de la danse et du théâtre d'ombre.

Une mise en scène rythmée
L'heure de spectacle présente peu de temps morts. Notre attention est happée par les trois danseurs-marionnettistes, les silhouettes des différents personnages (aux trois déjà présentés il faut bien sûr ajouter Kachtcheï le terrible sorcier, aux yeux de feu !), les jeux entre avant et arrière des écrans et bien sûr les changements d'écran. Peut-être la romance a-t-elle manqué de faire perdre l'attention aux enfants mais rapidement l'arrivée du terrrrrrrible sorcier, l'accélération du rythme, le combat de l'oiseau de feu les ont captivés !
Le final est splendide, la musique de Stravinski et le jeu de la troupe du théâtre s'accordant à merveille pour nous faire vibrer jusqu'au bout des doigts. Nous ne voulons qu'une chose, passé le dernier accord : " encore ! "
Le spectacle est annoncé pour les 7 ans et plus. L'Aîné n'a que 6 ans mais comme il a souvent écouté Élodie Fondacci raconter l'Oiseau de Feu, nous étions en terrain connu. En sortant il avoue avoir préféré Pierre et le Loup au printemps dernier. Deux jours plus tard en en reparlant il garde malgré tout un très beau souvenir de ce spectacle, c'est donc gagné ! Et devinez quel a été son personnage préféré .... Le sorcier évidemment !
La collaboration avec les Musées Gadagne

Les Musées Gadagne se sont aussi investis dans la manifestation. En effet, c'est l'un de leurs guides-conférenciers qui est venu avant le concert présenter au jeune public les différents théâtres d'ombre de par le monde !
Pour tout savoir du théâtre d'ombres, son histoire, ses techniques, n'hésitez pas à vous rendre aux Musées Gadagne, pour jeter un œil aux collections de marionnettes du monde entier, et vous renseigner sur les ateliers, spectacles et visites pour les gônes et fenottes !
Et pour faire découvrir l'Oiseau de feu aux enfants :L'Oiseau de feu, raconté par Elodie Fondacci, éditions Gautier-Languereau
L'Oiseau de feu, raconté par Sophie Human, éditions Actes Sud junior (plutôt en bibliothèque)
Copyright des visuels : (c) Roberta Cavalieri