On s’y sent bien et on y mange bien
Le restaurant est facile à trouver sur le boulevard Voltaire à 35mètres du Bataclan. Un bistrot fort sympathique tant dans la déco, tons noirs au dehors, murs de pierres apparentes à l’intérieur, un mur dazibao, une petite vinothèque, un comptoir au fond, et un accueil nature, comme on le dit d’un vin, sans jeu de rôle trop poussé. Une clientèle de tous âges, du quartier et d’ailleurs, et même des roadies venus casser une croûte entre deux montages du prochain concert au Bataclan. La vie avance….
Aux commandes de cette table du XIème qui n’arrête pas de bouger, et ici plutôt en bien, deux compères, l’un pro de la restauration, Ben Delpech, l’autre acteur, Tomer Sisley, mais passionné de gastronomie simple et efficace. Le troisième larron est Thomas Havet, le chef, presque autodidacte et qui aime faire la cuisine pour beaucoup de monde sachant que chez lui il a 13 enfants ! Une carte qui touche à tous les domaines du genre, allant d’un bon choix de salades aux incontournables burgers (le dimanche une carte spéciale « burgers » de midi à 17h), en passant par deux propositions de Planches (fromages et/ou charcuterie). Sinon, des plats typiques bistrot d’aujourd’hui avec un excellent choix de viande de toutes sortes.

Les œufs mayonnaise sont ultra copieux (3 pièces) joliment présentés et cuits un peu en-dessous de la normale (7 minutes) ce qui donne un œuf entre dur et mollet, donc plus goûteux et plus moelleux. Mayonnaise maison et une tombée d’échalotes qui est la bonne idée du chef pour donner un peu de « piquant » à l’ensemble.

Le Velouté du moment (les soupes reviennent, youpi !) était aux champignons de Paris et un peu de cèpes. Une belle soupe de famille, texture un peu rugueuse mais l’ensemble fait chaud au corps.

Le classique Jambon coquillettes façon risotto au Comté est riche, copieux, agrémenté de brisures de truffes (bonne idée) et d’un œuf mollet (franchement superflu). Un peu chargé pour les pauvres petites coquillettes qui croulent sous la crème, le fromage, l’œuf et les truffes.
La Salade Caesar est certes loin de l’originale, riche et copieuse elle aussi, très axée sur les morceaux de poulet bien grillés mais elle lasse vite par son uniformité.

Bonne Crème brulée aux zestes d’orange et au Grand Marnier, bien cuite, donc pas trop molle, et un bel équilibre des goûts.
Carte des vins assez courte et tous les vins sont proposés au verre (16 en tout) de 4,50 € à 8 €. Nombreux cocktails.
Un bistrot comme on les aime, qui ne se prend pas trop au sérieux, où le chef s’applique pour faire plaisir et bien nourrir ses clients, et l’ensemble dénote un bon esprit communicatif. On s’y sent bien et on y mange bien. Ça ressemble à un restaurant ?

75011 Paris
Tél : 01 43 38 53 96
M° : Oberkampf
Fermé dimanche soir et lundi
www.hardybistrot.com
Formule midi : 14,50 € (2 plats)
Carte : 35 € environ