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Auchan ouvre sa première supérette urbaine 100% bio

Publié le 26 septembre 2016 par Kfjznefzirz

Après un essai semble-t-il concluant à Brétigny-sur-orge, Auchan ouvre sa deuxième supérette de produits bio en plein coeur de Paris, dans le 9ème arrondissement. Sur 237 mètres carrés, on y trouve plus de 3 800 références et des services associés, comme du jus de fruit bio fraîchement pressé, du pain cuit sur place toute la journée, ou une large gamme de produits en vrac. Les produits de petits producteurs ou des PME locales y seront mis à l’honneur. Même le mobilier en bois est garanti Made in France !

Avec cette déclinaison urbaine de son concept Coeur de Nature, Auchan s’inscrit dans le sillage de Carrefour, qui a déjà ouvert 5 supérettes bio dans la région parisienne depuis 2013 et vise 10 magasins d’ici fin 2016. La formule est ultra-rentable : d’après LSA, le premier Carrefour Bio du 12ème arrondissement a dégagé un chiffre d’affaires de plus d’un million d’euros au bout d’à peine un an d’existence.

Bien sur, Auchan comme les autres enseignes de grande distribution disposent déjà d’un grand rayon bio dans ses hypermarchés. Leclerc ambitionne ainsi d’être « le premier distributeur de produits bio » tandis que Carrefour annonce des ventes en croissance de 11% dans ses magasins, et même 12% pour sa MDD bio.

Un marché du bio qui croit de 10% par an

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Il faut dire que le marché du bio est en plein boom : il croit de 10% par an et a dépassé en 2015 les 5,5 milliards d’euros en France selon l’Agence Bio. Mais au sein des hypers, l’offre est un peu noyée et la fréquence d’achat s’en ressent. Or, 37% des Français consomment un produit bio au moins une fois par semaine. Un approvisionnement de proximité que ces adeptes réalisent du coup bien souvent dans les réseaux des spécialistes (Biocoop, La Vie Claire, Bio C’Bon, Naturalia, etc.). Ces enseignes détiennent 34% du marché en valeur. Une part de gâteau qu’espère donc grignoter Auchan avec Coeur de Nature. Car si le bio rapporte moins au mètre carré que l’épicerie conventionnelle, il attire une clientèle au pouvoir d’achat plus élevé. Clientèle qui fréquentera peut-être ensuite les autres enseignes du groupe.

Pas évident tout de même ; car les boutiques des spécialistes disposent notamment de marques en exclusivité (Bonneterre, Priméal, Bisson…) et leurs clients sont parfois des militants très réservés sur la grande distribution. Mais les grands acteurs ne peuvent pas passer à côté d’un marché en pleine croissance alors que les ventes de PGC stagnent. Un marché qui a aussi l’avantage d’être (pour l’instant) relativement épargné par la guerre des prix.


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