L’étude du Dr David Wong, Université de Californie – Los Angeles, carrément intitulée » Saliva Liquid Biopsy » a été menée sur 37 patients atteints de carcinome pulmonaire non à petites cellules (NSCLC) et a exploré comment la salive pouvait être utilisée pour détecter les mutations du gène EGFR. L’auteur précise, que dans les pays asiatiques, la fréquence des mutations de l’EGFR est 3 fois plus élevée. Les chercheurs ont donc prélevé chez chaque patient, avant et après la biopsie chirurgicale classique, le plasma et la salive. Les tissus de biopsie, le plasma et la salive ont été génotypés pour les différentes mutation d’EGFR et les résultats ont été analysés statistiquement au MD Anderson Cancer Center. L’analyse montre que :
· la biopsie liquide de la salive prédit correctement la présence de ces mutations pour tous les échantillons de salive pré et post-opératoires,
· les » signaux » dans la salive sont décrits comme » plus propres » par les chercheurs vs plasma pour l’une des mutations (EGFR L858R ).
Bref c’est une nouvelle preuve d’intérêt de la biopsie liquide, ici de la salive, qui nous est apportée et à nouveau pour un cancer pour lequel la biopsie chirurgicale est relativement invasive. L’étude confirme en effet la précision de ce mode de biopsie pour détecter des mutations du récepteur du facteur de croissance épidermique à partir d’échantillons de salive mais aussi de plasma et pré-biopsie chirurgicale.
Plusieurs études ont déjà mis en avant, ces dernières années, le principe de » la biopsie liquide « , c’est-à-dire de la biopsie du plasma sanguin (ou du liquide céphalo-rachidien). Montrant que l’analyse de l’ARN d’une seule goutte de de liquide peut parfois suffire à détecter le cancer et à identifier son site d’origine.
Source: AADR 18 March, 2016 Saliva Liquid Biopsy
CANCER du CERVEAU: Les promesses de la biopsie liquide du liquide céphalorachidien –