source : Christian Creseveur, iciA force de vouloir marquer les esprits, et de donner des signes, fussent-ils plus que symboliques, c’est à dire inefficaces, pour démontrer que le PS peut faire plus fort que la droite en matière de sécurité liée à la lutte contre le terrorisme, voilà une majorité qui devient de plus en plus minoritaire, y compris dans ses propres rangs. La révolte gronde, majoritairement, mais sourdement, car une majorité de moutons (à qui j’en veux terriblement de n’être pas plus aptes à trancher), n’ose pas contredire leur conducator et son Iznogoud (celui qui veut devenir calife à la place du calife…). Depuis cette idée à la con de déchéance de nationalité, ladite majorité (en réalité, un petit clan hollandais/vallsiste) rebondit en effet de déchéance morale en déchéance morale (on a la liste), et tente en vain d’échapper au marécage putride dans lequel l’a placé une absence de repères politiques et moraux qui se veut moderne en se plaçant au delà des anciens clivages partisans. Enfoncé jusqu’au cou dans ce confusionnisme, elle en est à présent à se demander sérieusement s’il ne serait pas utile « de déchoir de leur nationalité tous les Français condamnés pour des faits de terrorisme, sans distinction entre les binationaux et les autres. » Une idée qui « semble faire son chemin depuis quelques jours » nous dit Le Monde. Un parti dit « socialiste » qui se transforme soudain, par la magie du terrorisme (magie bien noire…) en fabrique d’apatrides, alors que c’est interdit par les conventions internationales, c’est y pas beau, tout ça ? D’autres personnalités socialistes évoquent tout aussi sérieusement la possibilité de travailler sur l’hypothèse d’une peine d’indignité nationale…. Quand on sait précisément ce dont il s’agit, vraiment, on touche le fond. Non, mais franchement, on va où, là ? A force de se vautrer dans cette boue puante et visqueuse, autrefois lisier favori des immondes militants d’extrême droite, ces acteurs politiques là, que plus rien ne distingue de la droite, sont en train de perdre leur âme. Et entraînent tout un peuple dans un débat nauséabond qui n’a d’autre précédent que l’immonde débat sur l’identité nationale… Voire pire. Car en ce moment, c’est le FN qui jubile, applaudit, et acquiesce aux mesures de Hollande et Valls. Et c’est là que les athéniens s’atteignirent… Sans moi. Car quand je vois tout cela, je me dis qu’il y a un beau cynisme et un bien vilain paradoxe à célébrer Charlie et la liberté d’expression, alors qu’elle est en train de subir un coup terrible par le biais de l’état d’urgence. En ce sens, quoi qu’on en dise, le terrorisme a gagné : il a foutu une belle merde dans notre pays, indubitablement. Et cela va bien au delà de la réalité tragique des seuls attentats. Mais qui s ‘en soucie, hormis des gauchistes isolés comme moi ?
Post-scriptum : ah ? Et bien si, d’autres s’inquiètent également… A juste titre :

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