+ 6°
C’est la température qu’indique le thermomètre dans la yourte au réveil alors que le poêle ronfle depuis déjà quelques minutes.
Dehors il gèle, je pointe mon nez



Visiblement les bergers du coin n’ont pas chaud non plus



Au programme de la journée, randonnée à cheval.
On amène et on prépare les chevaux



Dilemme : chevaucher une de ces montures et risquer d’avoir le dos “cassé” au retour ou renoncer et partir à la découverte de la région à pied ? Bien que j’aie très envie de me prendre quelques moments pour un cowboy et que les chevaux n’aient pas l’air d’être très virulents, je joue la sécurité, ce sera la marche.
Je me dis que la vue sur le lac du haut de la colline au pied de laquelle se trouve notre camp doit être superbe. Je commence donc ma balade par cette petite ascension et effectivement le panorama est exceptionnel.


Au loin, notre bivouac


Je redescends par l’autre versant du coteau vers un campement de bergers qui probablement s’apprêtent eux aussi à rejoindre la vallée

Tiens ! Des cavaliers que je connais…


Je regagne la rive du lac


où je croise à nouveau quelques uns de mes compagnons


La marche m’a bien réchauffé car il fait froid même en ce milieu de journée, le vent est glacial ; et voilà les nuages menaçants qui refont leur apparition

et qui arrosent comme hier les sommets lointains.
C’est sûr, la neige n’est pas loin

C’est un peu frigorifiés que nous allons rendre visite à nos bergers voisins pour assister à la traite des juments dont le lait rappelons-le sera utilisé pour la confection du koumis.



Retour à nos tentes.
Juste avant le dîner un visiteur inattendu arrive au camp … à vélo ! Sitôt pied à terre, l’homme sort de la sacoche de son vtt une bouteille de vin, en fait sauter le bouchon et s’en sert un verre

Il est bien sûr très entouré.
Il explique alors en russe qu’en ouvrant sa bouteille il fête son 8 000ème kilomètre à vélo qu’il a franchi il y a tout juste une demi-heure.
Il nous entend parler et commence alors à nous répondre… en français. C’est un compatriote.
Les interrogations fusent, il avoue être étourdi par toutes nos questions dans sa langue maternelle, langue qu’il n’a plus utilisée depuis plusieurs mois. Il est en effet parti de Nice en début d’année dans le but de rejoindre la Chine à vélo. Il y est presque.
On l’invite à prolonger un peu la conversation sous une yourte avec un petit verre de vodka. Il nous raconte un peu l’histoire de son projet, le parcours qu’il a effectué, les difficultés rencontrées puis il repart installer sa tente un peu plus loin le long du lac pour retrouver sa solitude.
Je suis admiratif !
