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[Critique] Crimson Peak : la blonde à forte poitrine de del Toro

Publié le 14 octobre 2015 par Linfotoutcourt

Il fallait au moins ce titre, un brin sexiste on le reconnaît, pour mettre en avant toute la superficialité de Crimson Peak, même si " sois beau et tais-toi " colle tout aussi bien au dernier-né de Guillermo del Toro.

Reconnaissons-le, côté emballage, le long-métrage touche au sublime. La beauté des décors travaillant de concert avec la musique, le tout dirigé d'une main de maître par le réalisateur, font de Crimson Peak un opéra baroque et lyrique aux accents shakespeariens. Et si del Toro nous promet que ce n'est pas un film d'horreur, le bougre nous a bien menti tant il n'a pas son pareil pour créer une ambiance terrifiante avant même le début des hostilités.

S'il reste un excellent cinéaste, on ne peut en dire de même pour le scénariste. Le papa du Labyrinthe du Pan nous livre une histoire d'amour prévisible où les personnages n'ont pas inventé l'eau chaude (sauf Jessica Chastain, magnifique). Les fantômes se contenteront du rôle d'outil visuel et les dix dernières minutes ressemblent à un slasher bas de gamme avec punchline débile à la clé. Crimson Peak a le physique, mais pas l'intelligence.

Crimson Pea k sort le 14 octobre 2015


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