J'y ai vu plus de Chéreau que de Truffaut, à cause de la poésie d'entre les mots, en sous-texte, de la violence aussi qui sort des corps, en plus pudique peut-être et d'autres références comme une enseigne : Hôtel, qui se voit de la chambre. Lou Garrel est exigeant sur le fond, la forme, le jeu et il est tendre sans mièvrerie aucune. C'est un homme qui blesse... et sur l'amitié il y a tellement de malentendus. Dans ce film on assiste aux bris de glaces, entre apprentis, car avec le temps comme dit la chanson, mes amis, le vent les emportera, même si la rivale s'en est allée en tout premier lieu. En vieillissant il y a déperdition d'amitié, à tous les genres et sur toute la ligne. Entre hommes c'est plus rare et quand ça démarre, ça ne tient que l'espace d'une dépression ou de deux. Et puis ça s'arrête pour une danse une valse à trois temps, qui a mis le temps... http://www.lexpress.fr/culture/cinema/louis-garrel-les-deux-amis-s-attachent-a-une-amitie-amoureuse-digne_1716789.html#r6zP2xI6WgB7yXHV.01
