Par chance, j’ai pu lire Les neiges bleues avant que la durée de prêt n’expire – Un goût de sel devra attendre encore un peu. Souvenirs d’enfance de l’auteur alors qu’il était exilé avec sa mère en Sibérie, son père déporté au goulag, Les neiges bleues retrace le quotidien de ces résistants polonais au régime soviétique pendant la seconde guerre mondiale, dans l’attente parfois du retour du père, avec la volonté aussi d’avancer. Piotr Bednarski nous propose une écriture saisissante de poésie, de Beauté (surnom de la mère) et de douceur, pour un sujet qui aurait pu être glacial.
Mon drame, dans l’immédiat, est que j’ai dû rendre ce livre à la bibliothèque et ne suis plus en mesure de vous en proposer un long extrait. Par chance, j’avais noté cette petite phrase qui vous accrochera peut-être, je l’espère :
« Or n’est-ce pas justement quand la mort est sur le seuil, quand elle fait déjà son nid en nous, à l’intérieur, que le désir de vivre s’exalte et que l’on devient capable d’abattre des montagnes, et de ressusciter d’entre les morts ? »
Il me semble qu’elle reflète assez bien l’esprit du livre : au milieu du froid, de l’absence, de la misère, de la douleur voire de l’aigreur ou du danger, il émane des Neiges bleues un espoir, une douce luminosité – comme un soleil d’hiver – qui nous tire vers l’avant, ou vers la vie.
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