
Joe Cocker menaçait toujours de se cracher les intestins quand il chantait.
Ironiquement hier, je m'inspirais de mon épisode préféré de la série The Wonder Years pour vous écrire quelque chose de nostalgo-romantique. Sans me douter que celui qui en chantait le générique d'ouverture allait mourir le même jour.


Cocker se forme donc un nouveau band avec le claviériste Chris Stainton: The Grease Band mais enregistre en solo. Les États-Unis portent attention à son style. Quand Cocker enregistre à nouveau du Beatles, encore avec Jimmy Page à la guitare, il est lancé sur la planète pop. La chanson sera la chanson-titre de son premier album solo lancé en avril 1969.

Il lance un autre album en novembre afin de capitaliser sur l'intérêt porté à sa personne. Les Beatles sont si impressionnés par ses versions de leurs chansons qu'ils lui en laissent deux autres pour son nouvel album.


Interprète plus que compositeur, il devient immensément populaire en Australie et en Allemagne avec sa voix de papier sablé. L'Australie, au changement de gouvernement, le réinvite sur scène. Toutefois Cocker est si perpétuellement saoûl qu'il peine à livrer ses performances. Il vomit même sur scène à quelques reprises. (...ses intestins je vous disais...)

Cocker est inégal jusqu'en 1982 où il est récompensé par un Grammy et un Oscar en compagnie de Jennifer Warnes.

Il est parmi les premiers étrangers (le troisième) à donner un concert dans la nouvelle-Allemagne-sans-mur, (après Harvest et Dylan)
Il sera parmi les rares à REjouer à Woodstock en 1994.
En 2007, il brille dans le lumineux film de Julie Taymor, Dick Clement & Ian La Fresnais. Un splendide clin d'oeil à ce brillant interprète.


Joe Cocker est décédé du cancer du poumon hier à l'âge vénérable de 70 ans.
Paul & Ringo ont aussitôt salué son départ.
Good Night, Mad Dog.