Le PLQ imagine même que l’AMF puisse
«développer son propre portail pour faciliter le financement participatif en
toute légalité». Même si cette dernière idée en est une mauvaise, le rôle de l’AMF
n’étant pas de gérer des plateformes de financement, son encadrement est
toutefois indispensable pour développer ce marché au Québec, sachant qu’à ce
jour «le financement participatif en capital est prohibé au Canada (excluant la
Saskatchewan), à moins qu’il soit effectué en conformité avec la réglementation
en valeurs mobilières, ce qui comprend notamment l’obligation d’établir un
prospectus ou de se prévaloir d’une dispense de prospectus. De plus,
l’exploitation de portails de financement participatif en capital entraînerait
l’obligation d’inscription à titre de courtier en valeurs» selon le site de
l’AMF.
Une autorisation du financement
participatif en capital par l’AMF permettra au Québec de rejoindre d’autres
pays déjà avancés sur la question : Royaume-Uni, Australie, Hollande,
États-Unis, France, etc.
