"Cette année, la glace au Groenland n'est pas simplement un peu sombre, sa noirceur est sans précédent". Le magazine d'information Slate a publié un article qui relate les conclusions "effrayantes" de Jason Box, chercheur au service géologique du Danemark et du Groenland (GEUS). Ce dernier mène une expédition intitulée "Dark Snow", qui tente de comprendre l'origine des suies et poussières qui recouvrent la calotte glaciaire au Groenland et en accélèrent la fonte.
"La glace ne devrait-elle pas être blanche?" La légende d'une des photos de Jason Box publiées dans l'article de Slate frappe par sa contradiction avec l'image. Sur le cliché, la glace est sombre, presque noire.
Why you should be worried about Greenland's dark snow: You http://t.co/Lw1tewk4Qupic.twitter.com/xGit3rt758— Slate (@Slate) 16 Septembre 2014Sous les rayons du soleil, une glace noire fond bien entendu beaucoup plus vite. Selon les observations du Centre national américain de la neige et de la glace, la fonte des glaces au Groenland a été particulièrement forte cet été (bien au-dessus de la moyenne mesurée entre 1981 et 2010).
Une étude récente a montré que, comme l'Arctique se réchauffe, les forêts là se tournent vers la flamme à un rythme sans précédent dans les 10.000 dernières années. Cette année, les feux produites volumes de fumée et de suie qui Box dit dériva vers le Groenland.
Au total, plus de 3,3 millions d'hectares ont brûlé dans les Territoires du Nord-Ouest du Canada cette année seulement, soit près de 9 fois la moyenne à long terme-résultant dans une zone carbonisée plus grand que les Etats du Connecticut et du Massachusetts combinés. Ce chiffre comprend le complexe Birch Creek massive, qui pourrait finir par être le plus grand feu de forêt dans l'histoire moderne du Canada. En Juillet, il s'est répandu un panache de fumée tout le chemin vers le Portugal.De retour de son expédition d'été, Jason Box s'est montré très alarmiste: la glace est anormalement noire, confie-t-il à Slate. Un phénomène qui peut s'expliquer de plusieurs façons, mais dont la cause la plus importante serait la combinaison d'une augmentation des tempêtes de neige qui déplacent la poussière et la suie résultant des feux de forêt de plus en plus fréquents en Arctique.