La littérature sentimentale est en effet loin d’être si "pauvre" qu’elle y paraît. Une récente étude du CNRS sur la romance fait notamment la lumière ce genre littéraire à part.
Dans un pays où l’on ne parle pas de littérature sentimentale, et où la lire expose au mépris des critiques littéraires, les chiffres prouvant le succès de ces livres sont pourtant éloquents.
Introduite en France en 1977, la littérature sentimentale a tout de suite été mise au ban de la littérature. Pourtant, le public est loin d’être de cet avis et de bouder le genre. Seulement en France, Harlequin vend environ 30 millions d'exemplaires par an et les lecteurs "fidèles" se comptent au nombre de trois millions (étude CNRS). En 2010, ce même éditeur vendait dans le monde quatre livres par seconde et un livre toutes les trois secondes en France. La société était la division la plus rentable de l’éditeur canadien Torstar qui vient de la céder.
Le succès de la romance semble intarissable et selon le syndicat national de l’édition, la littérature sentimentale est en forte progression. Les passionnés du genre s’exposent désormais sans complexes. Les blogs consacrés à la romance en France se multiplient. Les plus connus - In the mood for love, le Boudoir écarlate, Boulevard des passions, pour n’en citer que quelques uns - fédèrent plusieurs milliers de passionnés rien que dans l’Hexagone.