Magazine Culture

Nous ne serons jamais des héros de Frédérik Salsado et Olivier Jouvray

Par Kllouche
Nous ne serons jamais des héros de Frédérik Salsado et Olivier Jouvray
Editions Le Lombart (collection signé ) - Paru le 3 juin 2010 - 84 pages - 16.45 € - Pour l'acheter
  • Résumé:
Nous ne serons jamais des héros. Nos parents n'ont pas connus la guerre mais ils ont eu les couilles de faire la révolution, ce sont les héros de 68... Nous, on a ni guerre ni révolution à faire. Pas d'adversaire à combattre, pas de parents à affronter... Si on cherche à se distinguer d'une manière ou d'une autre, une marque de pompes ou un déodorant quelconque va s'empresser de récupérer tes idées pour vendre des merdes en masse... On sera jamais des héros, faut faire le deuil de ce vieux fantasme. On doit réussir notre passage sur terre d'une autre manière. 
  • Mon avis:
Très masculine par le traitement des personnages, tant le coup de crayon qui leur donne vie
que dans leur caractère, cette bande-dessinée retrace le parcours (un voyage impromptu) d'un vieil homme et son fils, dont la relation souffre d'un conflit générationnel. Ces deux personnages se jugent et s'estiment, sans se comprendre pour autant.Dans une ultime tentative de trouver une réconciliation, les deux protagonistes se lancent dans une quête initiatique, un long voyage qui laissera une forte emprunte. Dès le début, je n'ai pas accroché au dessin que je n'ai pas trouvé agréable à regarder. Question de sensibilité certes, mais globalement je n'ai pas été touchée par les enjeux de l'histoire, les personnages et leur relation. Cet ouvrage ne m'était clairement pas destiné: il y est question de la génération post soixante-huitard, de conflits familiaux et générationnels et de recherche d'un compromis. Ces sujets, en plus d'être assez classiques, ne font échos à rien que je ne connaisse ou n'ai vécu. Je ne doute pas (vu les notes) que le traitement qui en est fait puisse permettre une empathie entre le lecteur (le bon) et les protagonistes. 
Finalement, la seule chose qui m'aura convaincue sont les dialogues. Des moments profonds mais bavards auraient été coupés dans une autre BD. Ici la conversation est au cœur du voyage et traduit toute l'avancé de l'histoire. Il n'y pas d'actions à proprement parler. Parler, se souvenir, voilà ce qui compte.Je n'ai malheureusement pas accroché mais merci quand même à Babelio (club des chroniqueurs Signé). Il y en a à qui ça plaît - beaucoup. Homme de plus de trente ans probablement! 

Retour à La Une de Logo Paperblog

A propos de l’auteur


Kllouche 721 partages Voir son profil
Voir son blog

l'auteur n'a pas encore renseigné son compte l'auteur n'a pas encore renseigné son compte

Magazines