Defiance // Saison 2. Episode 4. Beast of Burden.
Difficile de voir où est-ce que cette saison 2 de Defiance veut réellement nous emmener mais d’un autre côté, je ne parviens pas à trouver tout ça si mauvais non plus. Je suis
donc pris dans une sorte de tourbillon dont il est difficile de se déguerpir. Du point de vue de la famille Tarr notamment. Je dois avouer qu’il n’y a rien qui renouvelle réellement la série de
ce point de vue. Bien au contraire, je dirais même que rien n’est renouvelé. On se retrouve donc avec une famille qui semble embringuée dans ce qu’elle fait de plus classique. La fin de l’épisode
n’était donc pas une grande surprise surtout que l’on nous prépare depuis le début de la saison à la chute de Datak et à la montée en puissance de Stahma. Cette dernière a su faire preuve d’une
vraie malice même cette fin était terriblement prévisible. J’aurais presque aimé que cela vienne à nous dans un épisode où les Tarr n’étaient pas autant mis en avant. Surtout que
Defiance prépare dès le début de l’épisode la chute de Datak, surtout quand ce dernier se retrouve à s’agenouiller face aux autorités de la ville. J’ai presque de la peine pour
lui à ce moment là, alors qu’il tente plus ou moins de se repentir (hypocritement bien entendu puisque Datak n’est pas prêt de changer) mais dès qu’il commence à brûler son fils, j’ai tout de
suite compris qu’au fond rien ne pourrait réellement changer chez les Datak tant que Stahma ne prendrait pas les choses en main.
L’une des plus belles scènes de l’épisode ce n’est pas celle où Datak se fait lâchement tabasser mais plutôt le monologue de Mayor Pottinger à Amanda au sujet du moment où quand il était un
enfant, il avait été kidnappé et abusé sexuellement par des forces Votan. Cela permet d’humaniser un personnage comme Pottinger alors que depuis le début de la saison on a l’impression qu’il est
le grand méchant de l’histoire. Mais le pauvre, a aussi envie de nous toucher avec ce qui s’est passé pour lui par le passé. Son face à face avec Amanda était nécessaire, surtout pour faire
oeuvre de paix. Dans un sens, Amanda apprend ici à comprendre et connaître un homme qu’elle ne comprenait pas aussi bien auparavant. Il est certainement quelqu’un de mauvais mais dans un autre
sens, cela permet aussi de nous rappeler qu’au fond Pottinger est un vrai humain, mauvais certes mais humain tout de même. Les motivations sont même là dedans. Il a envie de se battre pour ce
qu’il a vécu par le passé. C’est essentiel de faire de Pottinger quelqu’un de ce genre là, ne serait-ce que pour nous éviter de tomber dans la série totalement superficielle (car dans un sens
c’est la peur que j’ai avec Defiance depuis le début de la saison 2 tant le tout est parfois prévisible).
Note : 6.5/10. En bref, la saison 2 malgré ses faiblesses trouvent malgré tout de belles occasions de mettre en scène ses personnages.