Faire la distinction habituelle entre bonnes et mauvaises graisses peut être un peu simpliste : Car le cholestérol HDL (lipoprotéines de haute densité) dit « bon cholestérol » peut, lui-aussi, dans certains cas, entraîner une inflammation des vaisseaux sanguins et augmenter le risque de crises cardiaques. Cette étude américaine, présentée dans la revue Nature Medicine, remet ici en cause les appellations « bon » ou « mauvais » cholestérol et identifie un nouveau biomarqueur possible du risque cardiaque.
Le cholestérol est ainsi, depuis longtemps envisagé, de manière positive ou négative, selon la façon dont il est véhiculé dans le sang.
· Le « bon cholestérol » HDL qui transporte le cholestérol vers le foie contribue à maintenir les artères en bonne santé
· Le « mauvais cholestérol » LDL, lorsqu’en excès, favorise la formation de dépôts sur les parois des artères, ce qui entraîne un durcissement et rétrécissement des artères, l’athérosclérose, le facteur de risque majeur d’accident vasculaire cérébral (AVC) ou de crise cardiaque.

Des implications diagnostiques et thérapeutiques : Non seulement, cette recherche met en évidence le fait que la distinction entre bonnes et mauvaises graisses peut être trop simpliste, non seulement elle contribue à expliquer pourquoi certains hypocholestérolémiants ou hypolipémiants ne sont pas toujours efficaces, mais elle identifie aussi les niveaux de oxTrp72 – apoA1 comme un biomarqueur intéressant de la maladie cardio-vasculaire.
La mesure des niveaux oxTrp72 – APOA1 pourrait aider à identifier les personnes atteintes de coronaropathie et oxTrp72 – APOA1 pourrait également être la cible de nouveaux traitements.
Source: Nature Medicine 26 January 2014 doi:10.1038/nm.3459 An abundant dysfunctional apolipoprotein A1 in human atheroma (Visuels NIH)

