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Ouessant, surnom « L’île d’épouvante »

Publié le 31 octobre 2013 par Lesbottieres

Géographiquement, Ouessant se trouve à proximité du passage obligé des navires qui quittent l’océan Atlantique pour remonter la Manche ou qui redescendent de cette dernière.  L’île se voit de très loin par temps clair, 20 milles environ, et pourtant… son surnom n’est hélas pas usurpé :  récifs, brouillard, tempêtes, courants, tous ces éléments se trouvent réunis ici et ont provoqué depuis toujours des naufrages nombreux et meurtriers.

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Le premier phare ne fut érigé et mis en service qu’en 1700 (le Stiff) et il faudra attendre 150 ans pour qu’un second soit construit (le Créac’h). Trois autres ouvrages viendront ensuite compléter le dispositif de signalisation de l’archipel (La Jument, Kéréon et Nividic).

Petit retour sur la carte de l’île pour les situer

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Le phare de Kéréon nous l’avons déjà “aperçu” en arrivant au port ce matin. (voir billet précédent)

Nous quittons maintenant Lampaul à pied en direction du phare du Créac’h. Ses dimension imposantes le rendent visible de loin (54,85 m de haut, 74,60 m au-dessus du niveau de la mer)

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Sur la petite route qui nous y conduit, nous découvrons la présence d’un moulin à vent, le moulin de Karaes.

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et nous apprenons qu’en 1759, Ouessant comptabilisait quatre grands moulins seigneuriaux et trente-deux autres plus petits qui, à eux tous, ne suffisaient pas à moudre les récoltes d’orge de l’île.

Au début du XXème siècle, pour une population de 2 900 âmes, on dénombre une centaine de petits moulins, les grands étant progressivement abandonnés. Le renoncement au pain d’orge pour du pain à base de froment importé entraine petit à petit la disparition des moulins. (la culture de l’orge est alors remplacée par celle de la pomme de terre)

Le moulin de Karaes est le seul qui ait été conservé et restauré en 2004

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Le phare du Créac’h est devant nous

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Hauteur 54,85 m  (74,60 m au-dessus du niveau de la mer), portée 32 milles (59 km environ)

Sa mise en service remonte à 1863 et son électrification à 1888.

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L’ancienne centrale électrique du phare a été aménagée en musée des phares et balises qui reçoit la visite de plus de 20 000 visiteurs annuellement.

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On s’éloigne du Créac’h

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et on poursuit vers le phare de Nividic (hauteur 35.55m) qui lui, n’est pas érigé sur l’île mais à un demi-mille de la côte. Le littoral est toujours exceptionnellement beau, on s’attarde pour l’admirer

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Erigé sur la roche de Leurvaz an Idivig, Nividic apparaît

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Vingt-quatre ans furent nécessaires pour sa construction (1912-1936), c’est dire les difficultés rencontrées ! Lors de son premier allumage, il fut désigné comme “record du monde du génie français” par la presse de l’époque.

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Deux pylônes en béton y ont été adjoints pour permettre à l’aide de câbles, d’assurer son alimentation électrique et la circulation d’une nacelle pour le transport du personnel d’entretien et du matériel.

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Pendant la guerre et jusqu’en 1952, le Nividic est laissé à l’abandon, les câbles se rompent. Une tentative de remise en fonction a lieu en 1953 mais les pannes sont nombreuses. En 1971, une petite plate-forme permettant l’atterrissage d’hélicoptère est aménagée au sommet de la lanterne permettant la remise en état du phare et sa maintenance. En 1996, il est électrifié par panneaux solaires.

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