Je n'ai pas d'explication. Je n'en doit à personne. Je n'ai pas à prétendre, à faire comme si. Je connais déjà la vérité. Je ne fais que l’occulter pour ne pas souffrir. Il n'y a pas de chaleur, pas d'amour, pas de futur.
J'ai la résignation imprégner dans mes iris vertes. Un goût amer dans la bouche. Je n'ai plus envie. Un but. Une réponse à la raison de continuer. Je n'en ai pas. Pourquoi vivons-nous ? Pourquoi continuons-nous ? Quelle est votre raison ? Votre motivation ? La mienne m'échappe un peu plus chaque jour. Et les minutes s'écoulent irrécupérables. Et il sera trop tard. Et je me demande inlassablement, comme une litanie : Pourras-tu le faire ? Je veux jeter l'espoir aux poubelles. Un espoir faux qui ne fait que miroiter des promesses vides. Personnes ne s'en soucis.
Ce que je fais, ce que je dis. Ils me regardent. Haussent les épaules. Elle est bizarre cette fille. On se marre bien avec elle mais une fois qu'elle n'est plus là, on n'a pas envie de lui reparler. Un divertissement temporaire. Un flamboiement éphémère.
Qui s'en soucis ?
J'écrirai l'histoire de ma vie comme je l'entends et la fin m'appartient. C'est ma douleur, mes rêves, mes choix. C'est moi sans eux.