Magazine Environnement
On a tous plus ou moins le nez dans le guidon. Ce qui est vrai et permet d'excuser beaucoup de choses; le manque de vision, dont on fait preuve trop souvent que l'on soit décideur, consommateur ou autre. Il n’empêche que cette métamorphose vélocipédique est une excuse empoisonnée. Pourquoi ? Parce que si les « décideurs »ont le nez dans le guidon, ce sont les citoyens qui pédalent . On leur enjoint d'ailleurs de ne jamais s’arrêter une seconde, car un vélo doit avancer pour tenir debout. Chacun de nous peut et doit comprendre cela. On devrait pourtant s'interroger sur les dégâts que provoque, à la longue, l'usage obsessionnel de cette métamorphose en matière de politique ou d'économie. L'injonction implicite qui l'accompagne - « tais-toi et pédale ». suite