Le travail rend libre avant tout celui qui exploite les travailleurs. En réalisant sa marge sur leur dos, il réalise des bénéfices et s’enrichit grâce aux dividendes de sa société. Le seul moyen pour un salarié de devenir libre, ce n’est ni en travaillant, ni en consommant, mais en achetant les actions des sociétés qui exploitent les travailleurs, pour devenir eux aussi des patrons, à leur manière.
Le travail n’a jamais rendu libre. Au contraire, c’est un asservissement. Il impose une productivité et des horaires à tenir sur le long terme (ce qui finit par un épuisement physique et/ou émotionnel), en échange d’un montant périodique d’argent, qui doit couvrir les divers besoins de l’employé. Une bonne part de ceux-ci sont par ailleurs suscités par les départements marketing de multinationales, qui elles-mêmes exploitent leurs employés. Je t’offre un travail, mais en échange je réalise une marge à la fois sur ton travail et sur tes achats. Bref, qu’on consomme ou qu’on bosse, on se fait baiser. Et au final, quand vous n’êtes plus bon à rien, on vous jette comme une vieille paire de chaussettes.
En plus de la marge que vous payez à la multinationale en achetant ses produits, vous payez la TVA à l’Etat. En plus de la plus-value que vous aliène votre patron, vous payez des charges sociales et des impôts sur votre revenu. Non seulement les entreprises vous arnaquent, mais l’Etat fait au moins aussi bien. Votre travail rend libre votre patron et les hauts fonctionnaires, mais pas vous, c’est certain.