C’est une passion qui s’est développée sans bruit depuis quelques années, dans toutes les couches de la société et dans toute la France : la passion des belles anciennes.
En général, cela commence par un coup de cœur pour une voiture qui vous a fait rêver dans votre enfance, celle de l’oncle ou du grand-père. On l’achète, en bon état ou on s’attèle à la bricoler avec amour, et on la sort triomphalement le week end.
Puis on se rapproche d’autres collectionneurs, on organise des sorties ensemble pour découvrir les belles routes de France. L’étape suivante, c’est l’adhésion à un club local ou club de marque (ClubTriumph, club Mustang... la plupart des marques ont le leur) pour rencontrer d’autres passionnés, échanger des trucs, organiser des balades.
En 1995, la FFVE (Fédération Française des Véhicules d’époque) comptait 196 clubs. Ils sont plus de 1160 aujourd’hui à adhérer à cette fédération, ce qui représente environ 150 000 collectionneurs passionnés. On peut facilement doubler ce chiffre avec ceux qui possèdent au moins une voiture sans éprouver le besoin d’adhérer à un club . Ce sont donc au moins 300 000 passionnés en France qui collectionnent une ou plusieurs voitures.
Les voitures anciennes déclenchent une sympathie indéniable. Elles sont saluées par des coups de klaxon amicaux ou des pouces levées en guise d’appréciation. C’est un moyen formidable pour engager la conversation.
C’est une passion où on retrouve beaucoup de seniors, mais les plus jeunes commencent aussi à s’intéresser aux Youngtimers, les voitures pas tout à fait ancienne comme les R16 ou CX, Golf GTI … Bientôt va avoir lieu Rétromobile, le rendez-vous des passionnés. Ce salon a accueilli l’an passé plus de 73 000 visiteurs. Quant au Mans Classic qui a lieu tous les deux ans en juillet, il réunit 120 000 spectateurs. Joli score non !