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L’entrepreneuriat collectif, est-ce pour vous?

Publié le 14 novembre 2012 par Kimauclair

L’entrepreneuriat collectif, est-ce pour vous?

Récemment, j’ai découvert l’entrepreneuriat collectif.  En fait, j’en avais déjà entendu parler à plusieurs reprises, mais jamais je ne m’étais arrêtée pour mieux comprendre cet univers passionnant. C’est plus précisément en lisant le profil du panéliste  André Morin, directeur général de la Coopérative de solidarité de services à domicile de Lotbinière lors de  l’évènement «Entreprendre ici Lotbinière» que j’ai eu le goût de me renseigner sur le sujet. J’ai donc pris l’initiative d’interview Jacques Beaudet, le directeur général de la Corporation de développement économique communautaire de Québec (CDÉC).

Je vous partage des faits généraux et réalités que je retiens parmi plusieurs qui ont été mentionnés lors de l’entrevue et de mes lectures. Ils vous inspireront certainement et vous donneront un meilleur aperçu de ce bel univers.

Note : Cet article a été publié initialement sur Lesaffaires.com

Les voici :

Le taux de survie des entreprises collectives

Les entreprises collectives naissent d’un besoin exprimé par la population. Vous pouvez lire sur le site du Conseil québécois de la coopération et de la mutualité (CQCM) une statistique très intéressante sur ce point : les coopératives présentent un taux de survie nettement plus élevé que les entreprises traditionnelles, et ce après cinq ans (62 % vs 35 %) ou dix ans (44 % vs 20 %).

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Votre idée d’entreprise appartient à la collectivité

Lorsqu’un entrepreneur a une id&eacu te;e pour démarrer une entreprise il doit dans un premier temps décider de la formule légale que prendra cette entreprise. S’il décide de mettre sur pied une entreprise collective (entreprise à but non lucratif ou coopérative), il devra trouver au moins trois personnes intéressées qui formeront le premier conseil d’administration de ladite entreprise. À partir de ce moment-là l’idée appartient à la collectivité et c’est cette dernière qui la développera. D’avoir plusieurs personnes autour de la table permettra d’aller chercher différentes expertises ce qui ne peut qu’être bénéfique pour l’entreprise. En contrepartie cela demande plus d’écoute de la part de chacun et de regarder ce qui est le mieux pour l’entreprise et non pas pour nous. Un proverbe dit : que seul nous allons plus vite, mais qu’ensemble nous allons plus loin, ceci s’avère tout à fait juste pour les entreprises collectives. En résumé, si je suis l’entrepreneur qui a amené l’ idée du départ, que j’ai décidé de la développer sous la forme d’une entreprise collective, l’idée ne m’appartient plus. Si je ne suis pas content du développement que cela prendra je n’aurai qu’un choix, celui de partir et laisser les autres continuer le développement à leur façon. Donc de là l’importance au départ de bien analyser les avantages et inconvénients de chacune des formules possible pour le démarrage d’une entreprise : travailleur autonome, entreprise d’économie libérale (entreprise privée), entreprise d’économie sociale (entreprise à but non lucratif ou l’une des formules coopératives).

L’entrepreneuriat collectif est un tremplin pour la relève

L’implication des jeunes dans une entreprise collective leur permettra de développer leurs aptitudes entrepreneuriales, le travail d’équip e, la prise de décision etc. Afin de permettre à nos jeunes de prendre de l’expérience directement sur le terrain il y a différentes possibilités, nous pouvons penser entre autre aux Coopératives jeunesses de service, les Jeunes entreprises, la Fondation Canadienne des jeunes entrepreneurs etc. En plus certaines organisations ont créé un poste de jeune administrateur-observateur. Ce poste permettra à une jeune personne de siéger sur un conseil d’administration et ainsi d’apprendre le fonctionnement de ces entreprises en côtoyant des personnes d’expérience.

L’aide gouvernementale n’est pas la principale source de revenus

Les entreprises collectives comme n’importe quelle entreprise doivent offrir des services ou des produits de qualités et développer leur marché si elles veulent faire leur place dans le monde des affaires. Elles devront comme tout le monde payer leurs employés, leur locaux, les assurances, la publicité etc. Il existe effectivement différents programmes gouvernementaux pour venir en aide aux entreprises collectives, mais il en existe tout autant pour soutenir les entreprises privées. J’ai eu souvent l’impression que les entreprises collectives ne vivaient que de subventions, c’est pour moi rassurant de savoir que cette idée n’était pas fondée. Le Chantier de l’économie sociale nous apprend qu’il existe au Québec 7 000 entreprises d’économie sociale qui ont un chiffre d’affaires de 17 milliards c’est-à-dire plus de 8% du PIB.

Les entreprises traditionnelles et collectives sont différentes mais ont des choses à apprendre l’une de l’autre

Les entreprises collectives fondent leurs activités sur les principes de la participation, de la prise en charge et de la responsabilité individuelle et colle ctive. Les entreprises traditionnelles peuvent également avoir un côté social très développé, mais leur objectif premier est le rendement sur leur investissement personnel. Ces entreprises n’auraient-elles pas à apprendre des choses l’une de l’autre, au lieu de seulement regarder les défauts de l’autre?

Et vous ? Qu’est-ce qui vous marque le plus dans l’entrepreneuriat collectif ?


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