Leave The Hipster Alone! (Cri du coeur avec #Ciné et #Musique à l'intérieur)

Publié le 05 novembre 2012 par Notsoblonde @BlogDeLaBlonde

(Ahahah)

Bon, bien entendu, ça devait finir par arriver. Au vu de toutes les publications qui s'y rapportent il était impensable que je n'apporte pas ma petite pierre à l'édifice (branlant) des pubiications concernant le hipster.

Obligé.

Pour tout te dire, avant hier je regardais défiler les articles d'un oeil amusé, en me disant qu'au fond tout ceci était un peu vain et que c'était un peu le mot à la mode, après swag (que j'ai boycotté honorablement et je n'en suis pas peu fière, l'ami(e), crois-moi). 

Et puis je suis tombée sur cet excellent article, déniché grâce au twitter de @MisterMcFlee.

Ce billet est sans doute le plus intéressant qu'il m'a été donné de parcourir depuis longtemps parce qu'il fait la synthèse de tout un tas d'informations que j'ai déjà lues mais dispersées un peu partout. Et aussi parce que le ton me plait, qu'il y a dedans cette pointe d'humour qui le rend si agréable à parcourir et que les illustrations sont soigneusement choisies.

Et surtout dans cet article transparait une vérité qui à mon sens fait tout le sel du billet : Le hipster le vrai, tel qu'il est décrit dans le papier, n'accepte pas d'être défini comme tel ce qui fait que, du coup, vois-tu, le hipster devient une sorte de concept, définissable mais non palpable et au fond, moi, j'aime cette idée.

Parce que parmi la tonne de publications qui paraissent sur le "sujet", il se trouve tout de même à peu près 90% de billets pour dénigrer le hipster.

Et comme l'article le laisse entendre, au fond, le VRAI hipster refuse ce terme et celui qui dénigre le hipster est peut être plus encore hipster que ceux qu'il abhorre (ouh là, je sens que je me laisse aller sur une pente glissante, là). Oui. Et puis comme le conclue si bien ce papier, on est tous un peu le hipster de quelqu'un d'autre. 

(et j'en profite pour glisser ici cette illustration tirée de ce fameux article que je te conseille très vivement de lire)(si tu n'as pas encore cliqué sur le lien, tu es très très fort, lecteur)(mais enfin, cette démonstration de force étant faite, clique un peu, tu veux, tu ne le regretteras pas)

Illustration tirée de l

'excellent blog Lociol

Le seul truc qui m'ennuie vraiment dans cette histoire, c'est le côté "enfermons les dans une case".

Certains s'y complaisent, attention, et cultivent même la chose jusqu'à évoluer dans un univers qui pourrait paraitre à un novice (que j'ai été à quelques reprises au cours de mes pérégrinations musicales parisiennes) quelque peu hermétique et dont il pourrait facilement se sentir exclu et c'est en ça que ça peut me déranger.

Comme partout, ce sont les extrêmes qui font peur.

En dehors de ça, moi, ceux qu'on appelle hipsters mais qui restent ouverts aux autres et au monde ne me dérangent pas. Au contraire, ils me fascinent même un peu. J'avoue. Ils sont souvent très très stylés, cultivés et tiennent la plupart du temps un discours franchement intéressant.

Alors comme Noël approche (Attends je fais un point-calendrier : Oups. Ou alors je me serais laissée berner par le grand déballage des magasins qui nous étale les produits de fin décembre sous le nez depuis mi-octobre? Pas impossible, ça), je me suis dit que ce serait bon d'entamer une trève...

Non?

Etant donné que le terme de hipster ne semble au fond désigner personne, cessons de l'utiliser, hein, t'en dis quoi?

OK il y a bien, à Paris mais pas seulement, pléthore de jeunes gens qui semblent engoncés dans tout un tas de codes qui les emprisonnent un peu (vestimentaires, capillaires, etc...) mais ils ont tous au fond la volonté de se démarquer et font souvent preuve de créativité dans ce sens alors...

Bien sûr certains sont exaspérants avec leur manière de dénigrer tout ce qui est "commercial" (ce qui dans leur bouche concerne aussi bien le gros projet mainstream que le petit projet indie qui commence à avoir un peu de public local)

Mais enfin voilà, il n'y a pas que des hipsters qui se rendent coupables de ce genre de comportements irritants...

Certes c'est pénible mais inutile de stigmatiser tout un groupe pour ce genre d'attitude dont il est loin d'avoir l'exclusivité (malheureusement).

Allez, toi aussi, fais du hipster ton ami...

(héhé, oui je charrie, mais c'est que j'en ai un peu marre de voir passer sous mes yeux tous les jours des billets qui utilisent ce terme à tout va)(c'est bon, cessons)


Et puis ça devait aussi arriver, il y a des petits malins qui ont décidé de surfer sur la vague. Aussi. Et cette année au festival de Sundance, on trouve par exemple ce film :

I AM NOT A HIPSTER (the movie) from Destin Daniel Cretton on Vimeo.`

Sur le moment je me suis dit "ah non mais là ils exagèrent, se dire qu'en collant le terme de hipster dans le titre suffirait à créer du passage et susciter de l'intérêt pour le film, c'est exagéré" et puis j'ai lancé la vidéo et non, je crois que c'est vraiment un film intéressant sur la création en général, celle qui, sincère, se désintéresse des codes.

Du coup c'est simple j'ai très hâte de pouvoir visionner le film en entier (plus d'infos par là)

Vivement (mais prends ton mal en patience, à priori c'est pas pour maintenant)

Bon si tu veux faire un cadeau un peu amusant à tes amis pour Noël (oui, toujours : je fais un blocage. Moi qui prône le Noël sans cadeau avec un succès croissant depuis 3 ans (crise oblige), tu vois un peu l'ironie du propos), concocte leur un kit de démarrage pour hipster. Il devra à peu près ressembler à ça (gaffe, c'est un budget quand même):

Bon et sinon, rien à voir mais je suis tombée sur un artiste qui semble bien éloigné du monde des hipsters (a priori) et dont je te parle demain parce que j'en suis tombée un peu amoureuse...

En attendant je te laisse avec lui, qui m'a été recommandé par le talentueux Florent Déchard qui n'en finit pas de parcourir le monde pour faire des photos et vidéos de malade et dont le talent a explosé aussi rapidement qu'il le méritait (si jeune et si doué, lui, il mérite que tu t'intéresses à son cas) (pour en savoir plus sur ce qu'il fait, c'est par ici)

Rien à voir avec hipsterland a priori mais c'est si beau que je ne pouvais résister à l'idée de te le faire partager au plus vite. Voilà qui est fait :


Si toi aussi tu es complètement sous le charme de ce morceau, sache que tu peux retrouver les paroles par ici (le titre mérite que tu fasses le détour, crois-moi), n'hésite pas à te renseigner sur John Forte et à acquérir sa musique et la partager (Noël approche souviens toi)(tu le reconnais? Il faisait partie des Fugees époque Fugee-la)

Bon voilà lecteur mon billet du lundi, en forme d'invitation au boycott d'un terme trop souvent galvaudé et qui au fond ne semble désigner personne puisque ceux qui sont directement visés le renient...

Allez, dans cette grande opération de boycott du terme "hipster", tu me suis?

(dis oui)

(tu seras gentil(le))

Bon à demain, donc, pour que je te parle de mon nouvel amoureux musical.

XX

(bien entendu le titre du billet fait référence à cette vidéo-ci. Mais vois comme j'ai su me contenir : point de vidéo associée ici, aucun déballage lacrymal)(LA sobrieté)

(Sinon au Pitchfork Festival, Swann a vu comme un grand rassemblement mondial de hipsters, elle t'en parle d'ailleurs ici)(héhé)