Ayant l’intention de commenter l’article d’ hier sur les 100000 photons intriqués je vais en profiter pour répondre aux correspondants qui m’ont laissé des posts au bas de mon article ( en clair J.JMICALEF et D.MAREAU)
1 / RETOUR SUR L’ARTICLE DE HAMISH JOHSTON ET SUR LES TRAVAUX DE MARIA CHEKHOVA ET COLLABORATEURS
Cet article m’a conduit à examiner en détail les publications et les lieux où ces performances ont été obtenues .M .Chehkova travaille en collaboration avec deux localisations connues et estimées : le Max-Planck-Institut für die Physik des Lichts et le MV Lomonosov Moscow State University - et il s’agit de grosses équipes …… Ce n’est pas tant leur contribution à l’étude du phénomène « intrication » qui m’intéresse que le débouché sur ce qu’ ils appellent l’état de BELL MULTIPHOTONIQUE MACROSCOPIQUE ….. Je reconnais que l’utilisation du nombre de SCHMIDT (viscosité /diffusivité) m’a surpris et « bluffé », mais je crois surtout que leur recherche risque de s’aiguiller vers des applications technologiques plutôt que revenir sur les causes de l’intrication et de la non –localité quantique …. Ce qui pour moi continue à poser encore un problème épistémologique dont je vais reposer le questionnement ……
Je rappelle que l'intrication quantique est un phénomène fondamental de la mécanique quantique . Deux systèmes physiques, comme deux particules, se retrouvent dans un état quantique dans lequel ils ne sont descriptibles que par un seul système . Toute mesure sur l'un des systèmes affecte l'autre, et ce, quelle que soit la distance les séparant. Avant leur « entrée en intrication », deux systèmes physiques sans interactions se trouvent dans des états quantiques indépendants mais aussitôt après, ces deux états sont en quelque sorte « emmêlés » et il n'est plus possible de décrire ces deux systèmes de façon indépendante. C’est alors que SEMBLE T IL des propriétés de non-localité font leur apparition et la mesure sur l'un des systèmes influence instantanément l'autre système, même situé à des années-lumière et l’on en vient alors à invoquer une possibilité d’ information transmise à une vitesse supra luminique ou d’autres types de causes ……
Pour mes lecteurs lambda , cette image des 100000 photons intriqués pr MARIA CHKHOVA pourrait être comparée à l’image simpliste d’un défilé du 14 juillet où un carré de100000 soldats arrivant tous au même pas cadencé devant la tribune présidentielle se partage en deux files de droite et de gauche autour de celle-ci…… puis se réunit à nouveau plus loin toujours au même pas cadencé , à moins qu’ un photographe n’ait l’idée saugrenue de faire ralentir une des deux colonnes( pour la photographier par exemple ) en transmettant à l’autre déjà très éloignée et par un moyen X L’ORDRE DE RALENTIR AUTANT !!!!! Si le moyen de transmission n’est pas synchronisé et instantané, les deux files ne se retrouveront jamais plus au même pas cadencé ….a moins que certains types de mécanismes n’interviennent que j’évoquerai …….
2 / LES PROBLEMES SOULEVES SONT MULTIPLES
2-1/ Le problème de la définition stricte de l’état intriqué est pourtant simple ( et j’en ai longuement parlé ici avec CHAVERONDIER ) : Expérimentalement, il n'est pas possible de préparer un état quantique bien déterminé avec une reproductibilité de 100%. Pour tenir compte de cette préparation imparfaite, on décrit l'état du système par une matrice densité, qui pondère chaque état pur par la probabilité de produire cet état : on doit donc d’abord se demander quelle est la définition d'un état séparable décrit par une matrice densité….Et l’on s’aperçoit alors techniquement que dans ce formalisme de la matrice densité, un état intriqué est simplement défini comme un état qui n'est pas séparable !
2-2/ Le problème philosophique a semble- t- il été réglé lui aussi , disent certains …..La mécanique quantique est bien compatible avec la théorie de la relativité restreinte et avec le principe de causalité … On démontre en effet que les états intriqués ne peuvent pas être utilisés pour transmettre une information quelconque d'un point à un autre de l'espace-temps plus rapidement qu'avec de la lumière. La raison est que le résultat de la mesure relatif à la première particule reste toujours aléatoire, dans le cas des états intriqués comme dans le cas des états non-intriqués : il est donc impossible de « transmettre » quelque information que ce soit, puisque la modification de l'état de l'autre particule, pour instantanée qu'elle soit, conduit à un résultat de la mesure relatif à la seconde particule qui est toujours autant aléatoire que celui relatif à la première particule ; les corrélations entre les mesures des deux particules resteront indétectables tant que les résultats des mesures ne seront pas comparés, ce qui implique nécessairement de revenir à un échange d'information classique, respectueux de la relativité et de vitesses de transmission restant inférieure ou égales à celle de la lumière ……..
2-3 :RESTE A DEBATTRE DES LIMITES DE LA NON LOCALITE QUANTIQUE ET DES POSSIBILITES TACHYONIQUES AINSI QUE DES ESPACES TEMPS OU CES QUESTIONS S’EVAPORENT !!!(chaverondier)
A suivre