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Désir, l'avenir ?

Publié le 17 septembre 2012 par Falconhill
Désir, l'avenir ?
Durant mon périple russe, le Parti Socialiste a désigné son futur patron. Harlem Désir. J’aurais beaucoup à dire sur ce choix, et sur le peu de considération que j’ai pour cet apparatchik politique. Mais mon copain libéral Hashtable a parfaitement écrit ce que je peux ressentir, dans un billet joliment intitulé « une belle brochette de loosers ». Je vais donc le citer…
« Et si l’on ne veut pas s’attarder aux polichinelles superfétatoires de ministères en carton, il suffit de regarder du côté du parti qu’on dit majoritaire dans le pays : la récente prise de pouvoir de Harlem Désir illustre parfaitement cette dégringolade du niveau général à des degrés qu’on n’avait probablement jamais atteint dans l’histoire du pays. Non seulement, sa nomination est, en droite ligne avec le caractère de l’ancienne patronne, parfaitement autoritaire, unilatérale et le fruit de tractations politiciennes dont l’opacité est caractéristique des groupuscules les plus maffieux, mais en plus, le nouvel arrivant ne peut même pas espérer s’approcher, même de loin, des vagues critères de respectabilité qu’une place importante dans un parti politique majeur devrait imposer.
Après avoir discrètement inséré différents repris de justice au gouvernement, les socialistes ont décidé de continuer à se moquer du monde et faire mentir le président Flamby (république irréprochable et patati et patata) en nommant à leur tête un condamné pour emplois fictifs. Je dis bien « à se moquer du monde » puisque cette nomination est un magnifique pied-de-nez à tout le pays : après tout, qui mieux qu’un expert de l’emploi fictif peut diriger une telle troupe de bras cassés dont l’intégralité des carrières s’est fait, précisément, sur le mensonge que la politique était un emploi, et que ces apparatchiks travaillaient pour de bon ? Qui mieux que Désir pour leur donner un Avenir ?
 »
Il est amusant de revenir à la tirade « Moi Président » de François Hollande, qui lui donne quelques obligations, mine de rien… « Moi Président, je ne serai pas chef de la majorité » qu’il avait, notamment, clamé. C’est pourtant lui qui aurait nommé Harlem Désir à la tête de son ancien parti. Plutôt qu’un Cambadelis jugé « incontrôlable » (dixit le Canard Enchainé). Bref, rien de bien différent d’un Nicolas Sarkozy nommant Devedjian, Bertrand ou Copé à la tête de son officine… Rien de choquant non plus, mais il ne fallait pas forcément promettre de faire différemment.
Sinon Harlem Désir à la tête du PS me donne vraiment l’envie d’une opposition de droite républicaine et du centre digne et efficace. C’est nécessaire. Aujourd’hui, ce n’est pas encore le cas… et c'est bien dommage...

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