
J'avais reçu un très joli coffret de bois avec tout un assortiment, et de miels et de confitures. Le premier pot que j'ai ouvert, un miel de thym, avait satisfait mes papilles et réactivé des souvenirs d'enfance ... très exactement ma première colonie de vacances, passée dans le Jura, à une époque où il n'était pas obligatoire d'avoir des sanitaires corrects pour accueillir des gamins. Les murs du dortoir étaient blanchis à la chaux. La baignoire était ... le lit du torrent qui coulait en contrebas du chalet. L'avantage était que l'eau y courait fraiche et qu'on n'avait pas besoin de faire la queue pour se laver.
Se lavait-on ? Il n'y a plus de témoin pour le garantir. Mais on était revenu le teint hâlé et parait-il que l'hiver qui suivit nous n'eûmes pas le moindre rhume. Vu que je suis retournée cet été dans la région (ah les hasards de la vie) j'espère passer les mois prochains en pleine forme même si j'ai bénéficié d'une salle d'eau.

Voilà sans doute pourquoi je suis moins enthousiaste pour ces pots, qu'ils soient au citron ou à la figue, m'attendant à autre chose qu'à une compotée et ne voyant pas comment les utiliser autrement qu'en accompagnement d'un fromage blanc ou d'une crêpe. Sur la tartine du petit-déjeuner j'ai besoin d'une "vraie" confiture. Les habitudes prises dans l'enfance sont décidément indéracinables.


Merci à Ophélie qui avait organisé sur son blog le concours dont je fus l'heureuse gagnante.