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Cité par François Asselineau dans une interview radio à écouter, un article
du Daily Telegraph révélait l'an dernier que les Etats-Unis avaient très largement financé le mouvement européen à sa naissance.
On sait qu'aujourd'hui encore, les USA s'épanouissent à leur aise dans ce cerclage des nations que représente l'Union européenne
(laquelle a placé à la tête de sa diplomatie l'ancien secrétaire général de l'OTAN - bis repetita placent).
Pour les paresseux et les mauvais européens qui n'ont pas encore appris l'anglais, je traduis le papier du Daily Telegraph, la version originale s'intitule Euro-federalists financed by US spy chiefs :
Le mouvement fédéral européen financé par l'espionnage américain
Ambrose Evans-Pritchard, Daily Telegraph, 19/6/2001
Des documents gouvernementaux américains déclassifiés montrent que la communauté du renseignement des États-Unis a mené une campagne dans les années cinquante et soixante visant à créer une
dynamique pour une Europe unie. Cette communauté a financé et dirigé le mouvement fédéraliste européen.
Les documents confirment les soupçons, exprimés à l'époque, que l'Amérique travaillait très fort dans les coulisses pour pousser la Grande-Bretagne vers un État européen. Un mémorandum, daté du
26 juillet 1950, donne des instructions à une campagne de promotion en faveur de la création d'un Parlement européen. Ce document est signé par le Général William Donovan, chef de
l'American Office of Strategic Services (OSS), précurseur de la CIA.
Les documents ont été trouvés par Joshua Paul, chercheur à l'Université de Georgetown à Washington. Ils comprennent les fichiers mis à disposition par les US National Archives. Le principal outil
créé par Washington pour façonner l'ordre du jour européen est le Comité américain pour une Europe unie, créé en
1948. Le président était Donovan, un ancien avocat.
Le vice-président était Allen Dulles, directeur de la CIA dans les années cinquante. Le conseil comprenait Walter Bedell Smith, le premier directeur de la CIA, et toute une liste de
fonctionnaires et ex-fonctionnaires de l'OSS, qui se sont déplacés à l'intérieur et hors de la CIA. Les documents montrent que l'ACUE a financé le Mouvement européen, la plus importante
organisation fédéraliste de l'après-guerre. En 1958, par exemple, il a fourni 53,5% des fonds.
Le mouvement européen pour la jeunesse, filiale du Mouvement européen, a été entièrement financé et contrôlé par Washington. Le directeur belge, le Baron Boel, a reçu des paiements mensuels sur
un compte spécial. Lorsque le chef du Mouvement européen, d'origine polonaise Joseph Retinger, gêné par ce haut degré de contrôle américain a tenté de recueillir de l'argent en Europe, il a
rapidement été réprimandé .
Les dirigeants du Mouvement européen - Retinger, le visionnaire Robert Schuman et l'ancien Premier ministre belge Paul-Henri Spaak - ont tous été considérés comme des hommes de main par leurs
commanditaires américains. L'implication des Etats-Unis a été traitée comme une opération secrète. Le financement de l'ACUE provenait des fondations Ford et Rockefeller ainsi que de groupes ayant
des liens étroits avec le gouvernement américain.
Le chef de la Fondation Ford, l'ex-officier de l'OSS Paul Hoffman, fût nomméà la tête de l'ACUE à la fin des années cinquante. Le Département d'État [Ndt : affaires étrangères] a également joué
un rôle. Une note de service de la section européenne, en date du 11 juin 1965, conseille au vice-président de la Communauté économique européenne, Robert Marjolin, de poursuivre discrètement le
chemin vers l'union monétaire.
La note recommande l'absence de débat jusqu'au moment où "l'adoption de ces propositions serait devenu pratiquement incontournable".
(traduction automatique Google affinée par mes soins)
Que dire en 2007 ? Constater d'abord que la méthode européenne telle qu'impulsée par les USA n'a pas changé : avancer dans la voie de l'Europe et placer ensuite les peuples
devant le fait accompli (au besoin en s'asseyant sur leur avis).
Relever ensuite avec déléctation la liste des dirigeants du Mouvement européen d'aujourd'hui, dignes héritiers d'un mouvement conçu,
créé et financé par la CIA : Pierre Moscovici, Dany Cohn Bendit, Gaëtan Gorce, Jean-Pierre Sueur... Sont-ce nos tibétains à nous ? Des gens pas forcément animés de convictions indignes mais
dont l'action est soutenue au fur et à mesure des intérêts de leur financeur ?
On peut hausser les épaules et estimer que tout ça c'est de l'histoire ancienne.
Les exemples de la docilité européenne sont pourtant innombrables, par exemple, entre mille décisions semblables, l'accord donné aux USA pour qu'ils reçoivent
automatiquement copie des transactions bancaires internationales du système SWIFT.