Le plus étonnant, ce n’est pas tant de constater que les petites filles élevées et nourries en appartement ne prennent pas une ride. C’est surtout de réaliser combien nous avons vécu des vies très similaires pendant toutes ces décennies : même fac londonienne, même séjour de plusieurs années dans un même pays étranger, points trop communs dans le parcours professionnel, petits amis originaires de la même région, voisines de quartier... Tout cela paraît incroyable.
Quand en plus vous finissez par vous croiser deux fois en un an dans le métro (les deux seules fois de l’année où j’ai mis les pieds dans le métro), je trouve même une telle situation légèrement effrayante.
Mais je suis partisane de cueillir le jour et surtout, je crois que rien n’arrive pas hasard. Alors je compte bien rester en contact avec ma copine de maternelle. Trop de coïncidences ont forcément un sens.