Communiqué > Les écoles Françaises d'ingénieurs demandent une législation plus favorable à l'accueil et l'insertion professionnelle des diplômés étrangers

Publié le 11 juin 2012 par Cdefi
La CDEFI constate que les ministères signataires ont accédé à l'essentiel des demandes qu'elle leur avait adressées aux fins d'améliorer le traitement des demandes  des diplômés étrangers et d'aboutir à une procédure la plus uniforme possible d'une préfecture à l'autre.

Elle regrette néanmoins qu'il ne soit plus fait mention, dans la nouvelle circulaire, du renouvellement automatique, chaque année, du titre de séjour, d'un étranger durant toute la durée de sa première expérience professionnelle. Il s'agissait-là d'un point important notamment du point-de-vue des entreprises françaises.

En outre, si la CDEFI considère que ce texte  apporte incontestablement des avancées significatives et positives visant à améliorer la situation des diplômés étrangers, elle tient à souligner que le débat autour de la circulaire dite « Guéant » durant les 6 derniers mois a mis en évidence les importantes zones de carences de la loi du 26atherine200679

 juillet 2006. L'importance qu'il convient d'apporter à l'attractivité de la France - et donc au recrutement d'étudiants étrangers - à une époque où la France recherche de nouvelles marges de compétitivité, suppose que nous ayons une législation adaptée et spécifiquement consacrée aux étudiants étrangers. La France doit aujourd'hui se doter d'une loi reconnaissant l'apport réel que constituent le recrutement d'étudiants étrangers et leur insertion sur le marché de l'emploi national pour  l'économie du pays. C'est pourquoi la CDEFI se félicite que  le gouvernement ait laissé entendre qu'un débat d'orientation aurait lieu au Parlement sur ce sujet dès la rentrée. Elle demande que cette discussion puisse aboutir à une loi spécifique votée d'ici le début de l'année 2013 pour être applicable dès la rentrée universitaire 2013-2014. Cette loi devra reconnaitre le haut potentiel que représente les diplômés de grade master et doctorat pour lesquels la Nation consent un investissement massif et dont il est légitime que notre économie et notre industrie puisse ensuite tirer profit. La Conférence insiste également sur la nécessité pour établir cette nouvelle législation d'associer les entreprises françaises - grands groupes et PME - pour tenir compte également de l'importance qu'elles accordent à ce type de recrutement et des impératifs qui y sont liés.