Selon les derniers rapports épidémiologiques, au 9 mars, dont le bilan du Ministère de l'Agriculture pour la France, le virus de Schmallenberg continue à se propager rapidement, en particulier en Allemagne où le virus atteint une dizaine de nouvelles exploitations chaque jour, et en France, où, cette semaine, 259 nouvelles exploitations viennent d'être touchées.
Le Ministère de l'Agriculture confirme aisi, au 9 mars, la présence du virus de Schmallenberg dans 259 nouvelles exploitations. Au total ce sont 670 élevages qui sont donc touchés dans 40 départements (01, 02, 03, 08, 10, 14, 16, 17, 18, 21, 23, 27, 36, 37, 41, 43, 45, 49, 50, 51, 52, 54, 55, 57, 58, 59, 60, 61, 62, 67, 68, 69, 70, 71, 76, 80, 86, 87, 88, 89). Il s'agit essentiellement d'élevages ovins, mais on compte 26 élevages bovins, 8 élevages caprins et 2 élevage ovin/caprin.
Poursuite de l'épidémie: ·Au Royaume-Uni, ou le Département de l'Agriculture qui exerce une veille sur l'ensemble de l'Europe du Nord, prévoit la poursuite de l'épidémie ces prochaines semaines, désormais 145 (vs 121 au 4 mars) exploitations ont été contrôlées positives au SBV au 9 mars, dans maintenant 15 régions. ·L'Allemagne, le pays le plus touché, compte désormais 908 exploitations testées positives au 9 mars vs 877 au 4 mars. 98 élevages bovins, 770 ovins et 40 caprins. Les nouveaux cas atteignent maintenant les régions du sud de l'Allemagne.·La Belgique, au 9 mars fait état de 213 exploitations touchées au 9 mars vs 184 au 5 mars. ·Les Pays-Bas font état de 153 exploitations touchées, au 9 mars, dont 101 élevages ovins. ·7 cas ont également été recensés au Luxembourg ·En Italie, l'Instituto G. Caporale rappelle que la présence du virus a pour la première fois été détectée le 16 Février à Trévise (Vénétie) à travers des malformations d'un fœtus de chèvre testé positif. Pas d'autre cas n'a été détecté à ce jour.
Aujourd'hui l'infection au virus est détectée par test PCR et les différents pays européens travaillent à la mise au point d'un test sérologique pour améliorer la détection du virus. Avec le développement d'un test « plus simple » on pourrait découvrir qu'un nombre bien plus important d'animaux et d'exploitations ont été touchés par le VSB. A ce jour, aucune mesure de protection n'a été mise en œuvre concernant les exportations d'animaux ou de produits dérivés en Europe.En France, la surveillance a été mise en place par la Direction générale de l'alimentation (DGAL) dès le 04 janvier 2012. Il est considéré peu probable que le SBV soit pathogène pour l'homme (ECDC, 2011).
Sources :FLI (Friedrich Loeffler Institute) «'Schmallenberg-Virus' (European Shamonda-like orthobunyavirus), updated February, 27th 2012” DEFRA (Département britannique de l'Agriculture), ECDC, Ministère de l'agriculture, Présentation DGAL - DDecPP02, Centre de Ressouces d'Epidémiosurveillance, FSA. (
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