Critiques Séries : The Good Wife. Saison 3. Episode 15.

Publié le 20 février 2012 par Delromainzika @cabreakingnews

The Good Wife // Saison 3. Episode 15. Live from Damascus.


C'est pas toujours le cas mais cet épisode reprenait pile là où on avait laissé la série il y a de ça quelques semaines maintenant. Oui, car la programmation de CBS est de distiller les épisodes au compte goûte ce qui est de plus en plus frustrant. Mais passons là les hostilités avec la chaîne qui diffuse la série car elle est toujours excellente et on peut être content qu'elle existe encore. Les menaces autour de Will ne sont pas terminées puisque Wendy Scott Carr a envoyée une affaire de détournement de fonds d'un client (qu'il a par la suite remboursé) de 45 000 dollars il y a 15 ans plus tôt, à la délégation en charge de radier ou non Will du barreau pour faute professionnelle. La petite fête du début de l'épisode n'est donc que de courte durée. Mais finalement ce n'est pas plus mal car même si Will évite la prison, il ne va pas éviter une sanction. La délégation va le condamner à 6 mois de suspension d'exercer le droit, de quelque forme que ce soit. Il a eu ce traitement de faveur (ne pas être radié indéfiniment) tout simplement parce qu'il s'est battu pour le programme de pro-bono de Lockhart / Gardner (pour rappel le pro-bono c'est les affaires prises à la charge de la firme sans obtenir de chèque derrière, en gros c'est des affaires gratuites).
Au début j'ai cru que cela allait durer quelques épisodes et finalement non, tout s'enchaine très rapidement afin de voir en guise de fin d'épisode sur fond de musique très triste mais aussi chargée d'émotions, le départ de Will de Lockhart / Gardner. Car maintenant, il n'a plus le droit de remettre les pieds à la firme à moins que ce soit pour des histoires de business mais aucunement d'affaires et de droit. Will est quelqu'un qui est accro au droit. Il aime ça. Le soir même de la petite soirée il va même s'engager sur une nouvelle affaire car il en veut, il en redemande et ça lui manque. Et c'est ce que j'aime car c'est aussi ce qui rend le personnage aussi vivant. Sa descente aux enfers commence maintenant et je pense qu'il va savoir s'y prendre pour faire en sorte qu'on ne l'oublie pas. Diane est une amie de Will, et elle lui conseille de se battre car elle sait qu'il ne pourra pas survivre sinon, mais Will fait un choix juste, et ne veut pas perdre le droit d'exercer. Avec cette réponse les scénaristes permettent au personnage de prendre l'air mais aussi d'éviter les facilités qui auraient conduit le personnage à gagner et finalement, à ne pas faire face à ses actes. Ce qui aurait été d'un côté abusé.
Ce que j'adore avec The Good Wife c'est qu'elle remet constamment en place tout ce qui fait d'elle ce qu'elle est. Et dans cet épisode ce sera même le nom qui va déjà évoluer. En effet, Diane ne perd pas de temps pour annoncer que les affaires de Will seront transférée aux associés et que maintenant, la firme s'appellera Lockhart & Associates (avant que Will ne revienne et que la firme reprenne logiquement son nom d'origine). Alicia va être elle aussi dans les parages, à l'écoute de Will et c'est même ce qui lui permet de faire son propre choix, et qui à mon avis est le meilleur choix qu'il pouvait faire dans ces conditions là. Maintenant que Will n'est plus avocat pour 6 mois, que va t-il faire alors qu'il n'a pas d'autre passion que ça et le sport avec ses amis les juges notamment. Telle est la question. Le parallèle est fait avec celle qui va payer les pots cassés et je parle évidemment de Dana. Elle va donc être virée du bureau du procureur mais j'espère qu'elle restera dans les parages. Ce serait bête de perdre un élément comme celle ci. Monica Raymund est une actrice sympathique. Mais si c'est pour nous la remplacer par une Kelli Giddish ou un Matthew Perry, je suis encore plus content.
Pour ce qui est du reste de l'épisode on va se concentrer sur la nouvelle affaire de Will, celle d'un jeune homme (incarné par Jonathan Groff qui change ici totalement de registre après son passage dans Glee) qui poursuit une société de software pour une histoire assez tendue autour de sa soeur. L'épisode met donc habilement en relation le Moyen Orient avec Kalinda et son envoyé spécial sur le terrain. Des discussions sympathiques qui tombent là aussi sous le sens. J'adore cette série, et l'affaire de la semaine, même si elle parait très secondaire et pâle à côté du reste, était un bon moyen de tempérer avec le reste de l'épisode. De plus, il colle parfaitement à l'actualité. En effet, Charles Abernathy, le juge incarné par Denis O'Hare était de retour pour l'occasion et pour notre plus grand bonheur, et va faire état de la situation d'Occupy Wall Street. J'ai adoré ça car la série fait pour la première fois office de prise de position dans une histoire qui touche le pays américaine plus qu'à l'habituer.
J'ai beaucoup aimé Kalinda dans l'épisode car l'histoire que l'on nous raconte était mine de rien très touchante et percutante. Le personnage peut être aussi efficace sur le terrain qu'assis derrière un bureau à parler sur Skype. C'est fou ça non ? Enfin, l'épisode nous lance également un autre défi : Eli se relance dans une campagne. Après l'avoir vu batailler pour que Peter Florick soit réélu en tant que Procureur Général, cette fois Eli va s'occuper de la campagne de … son ex femme, Vanessa. Oui, celle qui a couché avec un Ben Laden, vous vous souvenez non ? C'était excellent là encore une fois, sans parler des face à face entre Eli et Stacie Hall. Même si pour le moment ce n'est que de la mise en place, franchement j'ai beaucoup aimé les quelques interventions. Au final, ce nouvel épisode de The Good Wife permet de retrouver encore une fois une forme olympique. Cette série ne fébrile jamais, elle tente toujours de mettre ses personnages dans des positions par toujours enviable, de même que Kathlyn qui semble courtisée mais peut être encore trop jeune. La nouvelle Cary ? Reste à savoir ce que la série veut nous proposer maintenant car tout est redéfini…
Note : 8.5/10. En bref, un épisode qui prend le taureau par les cornes et s'amuse. Excellent du début à la fin.