Fringe // Saison 4. Episode 10. Forced Perspective.
Après deux épisodes à nous avoir bluffés par la mythologie de la série au travers de moments d'action et surtout le grand retour de David Robert Jones qui dans l'épisode précédent faisait office
de grand retour aux sources pour la série avec une grande réussite. Ce nouvel épisode choisi alors que nous proposer un traitement plutôt malin de la mythologie de la série et surtout de Olivia.
En effet, cette dernière a été avertie qu'elle devait mourir par un Observer. Sauf que Olivia ne sait pas qui sont les Observers bien évidemment, car tout n'a pas été éludé comme dans la
précédente version de notre monde dans lequel ils vivent actuellement. "Forced Perspective" choisi une intrigue dans laquelle Olivia peut se retrouver quand une jeune fille, également traitée par
Massive Dynamics au cortexiphane se retrouve avec le pouvoir de prédire les morts et de les dessiner. Forcément, Olivia va retrouver son côté sensible quand elle était enfant, et cette partie de
sa vie qu'elle n'a jamais aimée avant de se retrouver adoptée par Nina Sharp - oui, car dans ce monde là, elle a été adoptée par Nina -.
Le début de l'épisode avec la première mort m'a fait penser légèrement à Destination Finale. C'était assez fun en fait, et j'ai donc bien aimé. Disons que le dessin et la mort tout est assez bien
fichu. Peut être que les scénaristes avaient vu le tout dernier volet de la saga cinématographique et qu'ils se sont dit : Aller ! On va en faire un épisode. La jeune fille est incarnée par
Alexis Raich (que quiconque a vu Tant d'amour à donner - un téléfilm - reconnaître sûrement) et son père est incarné par le non moins connu Currie Graham (acteur incruste dans toutes les séries
et notamment House où il incarnait le terrible détective qui en voulait à House). Pour revenir sur la jeune fille elle était très sympathique, touchante et tout ce qu'il fallait pour que l'on
sente le poids de son histoire. Emily est une adolescente qui va dessiner une mort violence provocant celle de plusieurs personnes d'un coup dans une explosion. Cet épisode offrait donc une bonne
histoire pour lancer l'épisode. Je n'ai donc pas boudé mon plaisir.
La discussion entre Olivia et Nina était très bonne, mais j'ai quand même préféré celle de la fin de l'épisode. On sait que Nina Sharp est une méchante de l'histoire, mais voir une Olivia complètement désarçonnée quand elle lui parle me fait grand plaisir car la série prend des risques avec ses personnages et je trouve ça fascinant. Alors que le début de la saison était consacré au retour de Peter parmi nous avec beaucoup d'efficacité et d'émotions mais également de question, ce dernier se retrouve enfin à faire la paire avec Walter. C'est la première fois que cela arrive depuis le début de la saison. Et cela fait plaisir à voir car on avance enfin dans cette intrigue. En utilisant une enquête de la semaine qui semble assez déconnecté de l'intrigue de la saison, finalement on se retrouve avec une histoire qui permet de se retrouver avec les personnages. Au final, ce nouvel épisode était très bon une fois de plus dans un style relativement différent par rapport aux épisodes précédents. C'est ce que je trouve de fascinant avec Fringe : elle peut passer d'un état à un autre en l'espace d'un épisode sans que l'empire coule.
Note : 9/10. En bref, un épisode qui entretient de façon émotionnelle les relations entre les personnages au détour d'une intrigue très bien orchestrée.