Borgia // Saison 1. Episodes 11 et 12. God's Monster / The Serpent Rises.
SEASON FINALE
Et voilà, achevé la première saison de Borgia, la série a prouvée en douze épisodes suffisamment large (50 minutes minimum, et le final faisant même un peu plus d'une heure tout comme le pilote)
qu'elle était une excellente retranscription d'une série de famille très très floue. J'ai bien aimé le développement des personnages dans ce dernier retranchement. Notamment le développement de
Juan. Le personnage a eu le mérite d'être de plus en plus puissant. Juan s’attribue les exploits d’un général espagnol, ce qui ne fait qu’accroître la haine de Cesare à l’égard de son frère.
L'histoire était bien gérée, et l'épisode prend le temps de placer son intrigue. "God's Monster" est justement un exemple de ce que la série peut faire de bien mais aussi de
moins bon. A l'instar de la version américaine, on remarque bien vite que l'histoire d'amour entre Lucrezia et un soldat espagnol que son père a mis sur son chemin pour tester sa foi religieuse,
est d'un ridicule. Luke Pasqualino était niais dans la version américain et l'acteur de cette version, en plus d'être moche, est tout aussi niais. Dommage. Il y avait largement plus de moyens de
ce côté là pour tenter de rendre l'histoire moins vile.
D'ailleurs, la foi de Lucrezia va poser de nombreuses questions dans ce nouvel épisode. Jusque même au ridicule. Charles VIII meurt soudainement. Le nouveau roi chasse de la cour Della Rovere,
qu’un procès attend à Rome. Voilà une histoire qui a tout de politique et qui est très bien amenée par l'épisode. On voit que Borgia fait des efforts pour rendre son histoire plus que crédible.
Alexandre envoie Cesare à Florence pour proposer une charge de cardinal à Savonarola. Celui-ci refuse ; il est excommunié. Cesare se ligue avec les franciscains contre lui. Les Florentinsrévoltés
pendent et brûlent Savonarola. Ainsi, ce nouvel épisode nous propose aussi une duplication des lieux, ce qui permet d'aérer les histoires et surtout les personnages. On a plus du tout
l'impression d'être enfermer. Ainsi, l'ensemble sonne parfaitement bien. J'ai adoré cet épisode et même si c'était un peu moins bon que les deux précédents, cela reste quand même de très bonne
facture. En fait, l'épisode pèche uniquement à cause de Lucrezia.
Sauf, les passages avec son père, ébranlé par la disparition de son fils Juan. Il va alors jurer à Dieu sa volonté d'en finir avec la corruption. Enfin, Cesare persuade son père de le laisser renoncer au cardinalat afin de pouvoir bâtir son empire Borgia en tant que soldat. Cette histoire recèle de bonnes idées surtout pour une prochaine saison et ce même si ce n'est pas encore sûr que la série ait une suite - bien que les audiences soient les meilleures d'une série originale sur Canal +. On garde donc en France un goût pour les séries historiques. Chose que je trouve très sympathique. Au final, ces deux derniers épisodes de Borgia clôturent la saison de la meilleure façon qu'il soit. Le cliffangher était tout aussi passionnant et j'attends de voir la suite avec impatience en espérant qu'il ne faille pas attendre plus d'un an - comme pour Braquo par exemple à laquelle il aura fallu 2 ans pour faire une seconde saison -.
Note : 7.5/10 et 9/10. En bref, deux derniers épisodes d'une saison excellente.