A sa sortie de la Montagne Bourbonnaise, la Besbre donne naissance à une vallée paisible gardée par l'un des plus beaux châteaux du Bourbonnais : Lapalisse.
Grand axe de communication, la Forterre est une région de plaines vallonnées, de plateaux, de " puys " et de mottes couronnés de châteaux et d'églises. Le charme de cette région tient aux nombreux châteaux habités et entretenus. Beaucoup ne se visitent pas, mais ils sont l'âme du pays.
Lapalisse
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Un triomphe de la malice populaire
Le Maréchal de La Palice s'illustra dans les guerres d'Italie avant de mourir à Pavie en 1525. Ses soldats, pleins d'admiration, chantaient ses hauts faits en ramenant son corps : " Hélas, La Palice est mort, il est mort devant Pavie, hélas s'il n'était pas mort, il ferait encore en vie ". A cette époque, la calligraphie entre le F et le S était proche. Le dernier vers devint : " il serait encore en vie ". La première " Lapalissade " était née et la célébrité du maréchal assurée.
Montaigu-le-Blin
Son château du Moyen-age occupe un vieux site celtique ( blaen veut dire éperon). Les arbres du parc ont mérité le classement du site. Dans la Forterre centrale, les buttes s'élargissent en plateaux calcaires consacrés aux céréales alors que l'élevage est pratiqué dans les vallons. C'est dans les années 1860 que, grâce à l'acharnement des frères de Vaulx, les marais de la Forterre furent asséchés et l'élevage du charolais introduit en Bourbonnais.
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Une histoire des Mines-de-Bert
L'oncle Hector - c'était le menuisier de la Mine - était porté sur la plaisanterie pour faire rire le monde. Un matin qu'il levait le nez sur le seuil de sa boutique, qu'est-ce qu'il avise, venant du bourg d'en bas ? Une bonne femme qui marchait à petits pas, les coudes serrés contre elle, les mains tendues à une distance dont elle surveillait l'écartement : comme ça.
Comme la vieille arrive à lui, Hector avance la main brusquement, l'index en avant. Et... " couic ! ".
Naturellement la vieille fait un saut, les bras retombés. Furieuse, elle crache au nez du menuisier plié en deux à force de rire :
- Sacré vieux Bon Dieu ! T'm'as fait perdre la mesure de mon carreau de croisé...
( René Aurembou - Il était une fois... Le Bourbonnais )