J’ai connu Javier Mariscal lorsque je collaborais aux Editions Artefact. Nous avions produit en 1984 une anthologie du journal catalan de BD « El Vibora ».
A l’époque, il débutait, mais déjà son style tout en rondeur lorgnait du côté de l’épure et des années 1950 comme certains dessinateurs belges qui se rappropriait la ligne claire tout en la broyant aux sons du punk. L’architecture ne le laissait déjà pas insensible comme le montre cette vignette tirée de l’anthologie.
D’ailleurs dans les années 1980, Javier avait déjà édité quelques meubles dont on retrouvait les prémices dans ses BD et que des expositions à Milan et à Barcelone avaient consacrés. Il poursuit ce travail notamment en dessinant des objets et meubles d’enfants pour l’éditeur italien Magis. Certaines de ses œuvres figurent au Musée du Jouet de Verdú, de la cité catalane Lleida (Lérida en espagnol).
Quoiqu’il en soit, Mariscal obtiendra dans un premier temps un succès en catalogne avec cette BD.
La notoriété internationale arrivera avec la création de la mascotte atypique des Jeux olympiques de Barcelone qui allait faire sensation par sa modernité, son rejet de l’académisme bien pensant et son humour.


Une immersion dans le Cuba de la fin des années 40 sur les pas de Chico, un jeune et brillant pianiste de jazz et de rumba tombé amoureux de la belle et sensuelle Rita. Une histoire d’amour éternel rythmée par les ruptures du couple et par cette musique chaude alliant rythmes latinos immortalisés par le Buena Vista Social Club ou le jazz de Cole Porter, Dizzy Gillespie, Thélonious Monk, et surtout Bebo Valdès, qui sont au programme.
A ne surtout pas rater !