J comme Jeudi...J comme Julien
« Je me cherchais, j’étais dans le brouillard, raconte Julien, un grand doux dont les intonations révèlent les origines françaises. Je jouais de la musique dans mon sous-sol pour m’amuser. Je n’avais jamais eu l’intention d’en faire une carrière. Mais quand j’ai vu ce qu’était le groupe, la vie de tournée, j’ai décidé de m’y mettre sérieusement. J’ai appris sur le tas, en spectacle. Je n’avais aucune idée d’où je m’en allais, mais j’explorais des trucs et j’avais du fun ! » Ce bohème dans l’âme a de qui tenir. Ses parents sont des bourlingueurs, des boulangers qui ont vendu leur commerce en France et qui ont tout quitté pour refaire leur vie au Québec lorsque Julien avait 13 ans.
On risque de retrouver ce brin de folie sur l’album solo qu’il est en train d’enregistrer. Ses compositions, il les annonce « très cinématographiques, avec des textes parlés et des sons d’animaux et de forêts ».Ce qu’on dit de lui : « Son univers créatif est complètement déjanté, observe l’imprésario de Karkwa, Sandy Boutin. Il appartient à la catégorie des Serge Gainsbourg et des Brigitte Fontaine, des artistes dans le “champ gauche”. Et il est incapable de porter un masque. »
Extrait de "Karkwa en cinq portraits et une trame sonore" publié le 10 août 2011 dans la revue l'Actualité par Noémi Mercier (texte) et Joannie Lafrenière (photos)