Graffiteur et muraliste
Heresy
L’art pour l’art. Voilà ce que préconise Heresy qui veut demeurer authentique. Entre le graffiti et la photographie, l’artiste tente de concevoir un style à son image grâce à ses expériences de voyage, à l’exploration et à la recherche artistique. Portrait d’un graffiteur qui s’inspire du rêve tout en ayant les deux pieds sur terre.
Frédéric Lacroix-Couture Dossiers Culture, Graffiti, Hip-hop
Canettes aérosol
Dès son enfance, le dessin le passionne, mais à l’âge de 13 ans, les cannes d’aérosol remplacent les crayons à colorier. Ce changement de cap vers le graffiti est dû à sa rencontre avec le graffiteur Kers à son école secondaire. «Il m’a montré des photos et j’ai été à ce moment-là impressionné par les possibilités à l’aérosol», explique l’artiste montréalais de 28 ans pour qui l’impensable était désormais réalisable.
Et comme tout bon graffiteur qui débute dans le domaine, les infrastructures routières sont ses lieux de prédilection pour expérimenter. Dans le cas d’Heresy, le pont reliant Montréal et Repentigny a été un endroit d’apprentissage où il a fait des lettrages et des visages.