Pour refuser d'honorer le rendez-vous avec le juge Pascal Magnaguemabé en charge de l'information dans cette affaire Albatros, Yves Michel Fotso se prévaudrait de l'arrivée tardive d'une convocation qui aurait du lui être adressée un ou deux jours plus tôt ; en tout cas, avant la date à laquelle il a été convoqué.
Face à ce refus de déférer à la convocation du parquet, a appris Mutations, le juge d'instruction se serait déporté à la prison centrale de Kondengui pour y notifier ladite prorogation à l'accusé. En lieu et place du détenu Yves Michel Fotso resté campé dans son refus de parapher les documents à lui présentés par le juge, c'est plutôt le régisseur de la prison centrale de Kondengui, a-t-on appris, qui recevra Pascal Magnaguemabé pour recevoir notification de la prorogation du mandat de détention provisoire de l'ex-Dg de la Camair.
Désigné à la tête de la défunte Camair comme directeur général le 20 juin 2000, Yves Michel Fotso travaillera au redressement de cette compagnie déclarée sinistrée. L'ex-Dg avait, à plusieurs occasions avant son interpellation, déclaré être parvenu à la réduction de la dette de la Camair. Grâce à lui, celle-ci serait passée de 72 à 49 milliards. Après moult péripéties, Yves Michel Fotso sera été interpellé le 1er décembre 2010 à son domicile de Bonapriso (Douala) vers 13h30mn par les éléments de la Police judiciaire (Pj), et conduit manu militari dans les locaux de la Pj à Elig-Essono à Yaoundé. Il est écroué à la prison centrale de Kondengui le même jour vers 21h, dans le cadre du premier mandat de détention provisoire, arrivé à expiration mercredi dernier.