Voyez le tableau : Roland-Garros, haut lieu du bonheur en pantalon blanc et robe légère, rendez-vous incontournable des filles en fleur
et de l'élite oisive, se transforme progressivement en parc d'attractions avec ce qu'il faut de touristes en strings de pied, de buvettes à Coca et de boutiques de souvenirs.
Les tribunes des stades de foot deviennent inexorablement le théâtre de barbaries en tout genre à dominante
de vigiles et de barrières de sécurité.
Quant à nos sportifs, tout de fluo vêtus, quand ils ne sont pas pris en flagrant délit de dopage et de
"zahiatitude", il posent en moule-bite dans les magazines où c'étaient jadis leurs congénères à forte poitrine qui demandaient qu'on les regarde droit dans les yeux.
La boxe, ex-noble art remis au goût du jour par des succès du box office tels que "Fight club" ou "Million
dollars baby", n'est pas en reste : un article du NY Times, relayé par les Inrocks, nous apprend qu'il est de bon ton désormais d'assister, dans les sous-sols de Chinatown, à des
combats de mannequins exhibant sur le ring leur mensurations de rêve. Ce, au milieu d'un public de hipsters et de modeux survoltés assurément de tous les coups – c'est le cas de le dire. La preuve par
l'image.