Désectorisation, autonomisation, des établissements, ce sont les nouvelles formules miracles de la droite pour remédier à l’échec scolaire.
La guettoïsation sociale a entraîné la ghettoïsation scolaire, et c’est au nom de ce constat que la droite veut supprimer à terne la carte scolaire. La carte
scolaire n’est pas le remède miracle, mais elle contribuait à limiter la casse de la fracture sociale. l’argument que seules les familles ayant le capital culturel permettant de savoir que faire
et ou aller et que par conséquent en supprimant la carte scolaire on offre une chance à tous est fallacieux !
En effet, seuls les élèves excellents, issus des quartiers populaires, se verront proposer d’intégrer un établissement plus réputé.. Il y aura donc une
fracture scolaire plus grande, en vidant les établissements défavorisés de leurs meilleurs éléments.
C’est bien une concurrence des établissements qui se dessine à terme, d’autant plus qu’on encourage l’autonomie des établissements. Ce chantier est déjà en marche
dans les universités.
En coupant les moyens humains et financiers, la droite dégrade donc le service public pour l’offrir au privé.
L’Education sera un commerce rentable comme un autre . A terme, ce sont les établissements qui choisiront leurs élèves et leurs personnels et l’Etat
concentrera ses efforts sur quelques pôles publiques en concurrence avec des établissements privés. Le gros de la troupe aura droit à un enseignement au rabais dans des conditions
déplorables.
L’Etat doit donc offrir la même offre éducative publique à tous en donnant plus de moyens à ceux qui en ont le plus besoin. C’est la mission que devra se redonner
la gauche en revenant au pouvoir !
Le fera-t-elle ?