Mark Webber, le prix de la combativité

Publié le 26 mars 2011 par Lgdeluz

Le troisième billet invité de Mantrisse est un billet d'actualité.

Ce week-end débute la saison de f1 2011. Au milieu des directeurs d'écurie à la langue de bois, des jeunes talents aux doigts d'or qui se succèdent pour battre les records de précocité et fréquentent des (pseudos) chanteuses, il y'a un homme, de 34 ans, marié à une femme qui est son ainée de 10 ans, qui n'a aucun titre de champion de catégorie sur son palmarès, grand et baraqué: c'est Mark Webber.

L'aventure a failli s'arrêter tellement de fois, à ses débuts,  qu'il sait ce que c'est que se battre pour exister. Vice-champion de F3000, la dernière marche avant la F1, il doit refaire une année pour enfin accéder à la formule suprême. Il commence par la dernière écurie, se fait remarquer, et grimpe dans des écuries de fond de plateau, pour y rester des années. En 2007, il rejoint Red Bull, une écurie prometteuse, et alors qu'il vole vers son premier podium au Japon en 2007, il est percuté par son futur meilleur ennemi, le très jeune Vettel. Puis à l'hiver 2009, il se casse une jambe en VTT.

Hors, Red Bull a enfin trouvé la clé de la performance. L'Australien se démène  pour être prêt pour la nouvelle saison, et finit second en Malaisie derrière...Vettel. Handicapé par sa jambe, il perd toute chance de sacre dans la première partie de saison, et court toujours après une victoire. Il croît la tenir à la 11ème manche du championnat, quand alors qu'il est en pole, il écope d'une pénalité!. Qu'importe, il revient en piste et gagne.

En 2010, personne ne l'attend face à Vettel. Pourtant il gagne deux fois d'affilée, en Espagne, et en Principauté, dans les rails de Monaco, et fait perdre les pédales à Vettel, qui multiplie les bévues. Dans une écurie où le directeur est acquis à la cause de la jeune star, Webber résiste. A Valence, il décolle à 5 mètres de hauteurs après une erreur de celui qui le précédait. 15 jours après en Grande-Bretagne, on lui enlève son nouvel aileron évolué pour le donner à Vettel. Webber surgit de la deuxième place au départ, Vettel tente de le bloquer et se sort. Webber gagne. Et déclare en direct TV à la radio « Pas mal pour un numéro 2 ! ». Isolé dans une écurie qui refuse de faire de lui le No1 alors que Vettel est largué, sous la pression de l'échec, il craque à 3 manches de la fin,  en sortant sous la pluie de Corée, et rate la finale où Vettel devient champion du monde. Dès ce Week-end, à Melbourne, Webber veut rebondir en gagnant devant tout ses fans, lui qui n'a jamais fait mieux que 5ème chez lui. Car s'il y'a une leçon a retenir de la carrière de Mark, c'est qu'il ne faut jamais baisser les bras. Même après plus de 10 ans, la récompense est au prochain virage.

Mantrisse